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Mort de Thomas à Crépol: Véran affirme qu'il n'y a "jamais eu de velléité de cacher les identités" des suspects

Deux semaines après le drame survenu à Crépol, dans la Drôme, où le jeune Thomas est mort après une agression par arme blanche, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a assuré sur le plateau de BFMTV qu'il "n'y a jamais eu de velléité de cacher les identités [des suspects]".

"Le procureur a rappelé une chose très simple: l'identité des auteurs est révélée à partir du moment où une saisine d'un juge d'instruction est effectuée", a précisé Olivier Véran.

Une réponse alors qu'une "polémique avait émaillé pendant quelques jours l'agenda public", selon les mots du ministre.

"La grande différence entre une personne qui est interpellée et une personne qui est traduite devant la justice, c'est que dans un cas il y a une présomption et dans l'autre cas, il y a une présomption suffisamment forte pour l'emmener devant un tribunal. On ne livre pas à la vindicte populaire des noms de personnes qui sont soupçonnées avant de n'avoir ne serait-ce qu'effectué une garde à vue", a rappelé Olivier Véran.

L'enquête déterminera les "facteurs aggravants"

Concernant d'éventuels facteurs aggravants, tels que le racisme, alors que certains témoins de la rixe survenue lors de la fête de village de Crépol disent avoir entendu des propos "hostiles aux Blancs", selon le procureur de la République de Valence, Laurent de Caigny, Olivier Véran dit que "si l'enquête devait montrer qu'il y avait des facteurs aggravants de cette nature, ils seraient évidemment retenus à l'encontre des prévenus".

"Il n'y a aucune raison, non seulement de masquer cela, mais aussi de penser cela car la justice de notre pays est une justice qui est ferme", a estimé Olivier Véran.

Une autre polémique sur la qualification retenue par la justice a fait polémique. Le procureur n'a pas retenu la qualification d'assassinat mais plutôt celle de meurtre en bande organisée. Olivier Véran rappelle que cette dernière qualification permet aux autorités "d'avoir une garde à vue qui s'étend sur 96 heures et non 48 heures". "Considérant qu'il y avait des fuyards sur la route espagnole, il était important d'avoir une garde à vue suffisamment longue", a ajouté Olivier Véran.

Article original publié sur BFMTV.com