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Mort de Frédéric Mitterrand: "un être à part" pour Nicolas Sarkozy, Stéphane Bern salue "un modèle"

Homme de culture, Frédéric Mitterrand avait aussi mis brièvement un pied dans le monde de la politique. Les réactions à sa mort à l'âge de 76 ans ce jeudi 21 mars témoignent de ce parcours entre ces deux univers.

Nicolas Sarkozy a ainsi été l'un des premiers a rendre hommage à celui qui avait été ministre de la Culture sous sa présidence, entre 2009 et 2012. L'ancien président et son épouse Carla Bruni ont "appris avec une immense tristesse le décès de Frédéric Mitterrand", a écrit Nicolas Sarkozy sur son compte X.

Dans la soirée, le chef de l'État Emmanuel Macron a aussi réagi à la mort de l'ancien ministre. "Ses légendaires 'Bonsoir !' vont nous manquer", écrit-il sur X, avant d'ajouter: "Des cinémas d’art et d’essai à la rue de Valois, Frédéric Mitterrand vécut mille existences, toutes tissées d’un fil rouge : la culture pour chacun. Mes pensées à sa famille, à ses proches et aux fidèles de ses émissions".

Gabriel Attal estime que la France "perd un homme de culture total" et estime que les Français "une figure, une voix, une présence familières". Frédéric Miterrand était un "homme qui avait la soif insatiable d’apprendre et le projet constant de faire", poursuit le Premier ministre.

"Toutes mes pensées vont à sa famille et à ses proches", dit-il, dans un post sur ses réseaux sociaux.

Une "profonde humanité", selon Rachida Dati

Saluant la mémoire d'un "homme profondément cultivé et délicat, un être à part, sensible et attachant, une personnalité inclassable si loin de la vie partisane", Nicolas Sarkozy a rendu hommage à "un ministre de la Culture enthousiaste et passionné, qui exerça ses fonctions avec panache et talent". "Il laissera ses films, ses livres, ses émissions comme autant de témoignages de son amour pour l’art et pour la culture", a-t-il encore écrit.

L'actuelle ministre de la Culture Rachida Dati a réagi dans la soirée via un communiqué. "Je me joins à toutes celles et ceux qui, comme moi, se souviennent aujourd’hui de sa profonde humanité, de son humour, de sa gentillesse, de sa douceur, de son attention permanente aux autres, qu’il manifesta jusqu’à son dernier souffle", y a-t-elle par exemple écrit.

Elle a conclu: "Nous serons nombreux à garder en mémoire le sourire lumineux de Frédéric et l’inimitable grain de sa voix."

"Une amitié de plus de 60 ans" avec Jack Lang

"La mort de Frédéric Mitterrand me bouleverse", a pour sa part réagi sur X Jack Lang, ministre de la Culture emblématique des deux mandats de François Mitterrand, l'oncle de Frédéric Mitterrand. "Notre fidélité commune pour François Mitterrand nous unissait profondément."

"Une amitié de plus de 60 ans nous liait d’une affection inaltérable", a ajouté le président de l'Institut du Monde arabe. "Il a tout au long de sa vie servi les arts avec passion, érudition et amour."

Autre ancienne locataire rue de Valois, Roselyne Bachelot a évoqué sur le plateau de BFMTV un "ami, un frère" auquel elle était "extraordinairement attachée". "J'ai vraiment un chagrin immense, profond", a-t-elle confié. "Frédéric a été un grand ministre de la Culture mais il a été un grand écricain, un grand cinéaste, un très bon directeur de l'Insitut de France, la villa Médicis."

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur à l'époque où Frédéric Mitterrand était ministre de la Culture, a décrit sur BFMTV un homme "gentil, attentionné, sachant trouver les mots". "Frédéric Mitterrand était ailleurs, il était inclassable. Il détonnait par ce qu’il était, par le nom qu’il portait. Il était à part."

L'animateur Stéphane Bern est lui apparu très ému sur le plateau de France 5 en apprenant la nouvelle de la mort de celui qui était son "modèle", "son ami Frédo" et à ses yeux "un immense écrivain".

Pour lui, Frédéric Mitterrand "n'aurait pas dû être ministre". "Il a eu du mal à remonter la pente", a-t-il expliqué. "C'est un aller sans retour et après vous payez le prix fort."

Article original publié sur BFMTV.com