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Mort de Badinter : « Une onde de choc s’est répandue chez les avocats »

Ils sont un peu comme orphelins. Ressentent peut-être plus vigoureusement ce sentiment étrange qui peut parcourir le commun des mortels, quand une personnalité illustre disparaît. Car Robert Badinter était un des leurs, ces ténors du barreau d’aujourd’hui. « Dès que la nouvelle est tombée, une onde de choc s’est répandue chez les avocats, on s’est tous écrit, témoigne Jacqueline Laffont, conseil de l’ancien président Nicolas Sarkozy, d’Alexandre Benalla ou d’Éric Dupond-Moretti.

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C’était un symbole pour nous, une fierté, un exemple. J’ai eu la chance de le voir en juin dernier, il avait encore cette culture incroyable, lisant, écrivant encore. Cette connaissance du monde, cette culture, alliées à un profond sentiment d’injustice (son père a été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale), ça a donné ce personnage puissant, comme sa voix l’était, comme chacune des paroles qu’il prononçait. C’était une lumière pour la profession, même s’il était bien plus qu’un avocat, un écrivain, un penseur, un enseignant. »

L’éloquence sèche et le feu de l’émotion

L’ancien bâtonnier du barreau de Paris (2014/2015), Pierre-Olivier Sur, se souvient lui « d’une éloquence sèche et imparable de professeur de droit privé qu’il était, et soudain le feu de l’émotion de l’avocat qu’il restera ».

« Il était mondialement connu, se rappelle encore celui qui est intervenu dans les plus sulfureuses a...


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