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Moody’s abaisse la note d’Israël en raison de la guerre à Gaza

“Pour la première fois de son histoire”, Israël a vu la note de sa dette s’abaisser d’un cran, passant de A1 à A2, rapporte le journal Ha’Aretz. La décision a été prise par l’agence de notation américaine Moodys, le 9 février, en raison de la guerre entre l’État hébreu et le Hamas suite aux attaques du 7 octobre 2023.

“Le conflit militaire en cours avec le Hamas, son contrecoup et ses conséquences plus larges augmentent sensiblement le risque politique pour Israël et affaiblissent ses institutions exécutives et législatives ainsi que sa solidité budgétaire” argumente Moody’s dans son communiqué. L’agence note également “affaiblissement de l’environnement sécuritaire”, entraînant “un risque social plus élevé”, ainsi que “des institutions exécutives et législatives plus faibles”.

“Il s’agit du premier abaissement de la note du gouvernement israélien depuis que ses obligations ont commencé à être notées par les agences de notation internationales il y a une trentaine d’années” rappelle Ha’Aretz qui note également que Moody’s a assorti cette décision d’une perspective négative, signifiant qu’elle pourrait abaisser de nouveau la note de la dette israélienne dans un futur proche.

“La note remontera”

Une première qui n’a pas manqué de faire réagir la classe politique israélienne. Dans un message publié sur X (ex-Twitter) le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a estimé que cette décision était “une preuve supplémentaire que ce gouvernement ne fonctionne pas correctement et qu’il nuit au public” écrit Ha’Aretz dans son direct consacré au conflit.

Dans un communiqué, cité par le quotidien The Times of Israel, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou relativise la décision prise par Moody’s. “L’économie israélienne est forte. L’abaissement de la note n’est pas lié à l’économie, elle est entièrement due au fait que nous sommes en guerre”. Avant d’ajouter, “la note remontera dès que nous aurons gagné la guerre – et nous la gagnerons.”

Le jour même, Benyamin Nétanyahou avait demandé à Tsahal d’organiser l’évacuation des centaines de milliers de civils massés à Rafah, à la frontière égyptienne, afin de permettre le lancement d’une offensive terrestre.

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