Le monde pleure le “roi Pelé” et son art inégalé du football

EDUARDO MUNOZ / REUTERS

Moins d’une heure après l’annonce de sa mort, “le nom de Pelé avait été cité dans 567 millions de posts sur Twitter, Facebook et Instagram”, provenant de “113 pays du monde”, relève O Globo. “Il n’y a pas de sujet dont on parle plus dans le monde en ce moment.”

Chefs d’État, supporteurs, célébrités, footballeurs, instances sportives… Tout le monde pleurait jeudi le joueur légendaire, le “pionnier du beau jeu” qui a “révolutionné le football, sur le terrain et en dehors”, et qui restera “l’un des plus grands sportifs de tous les temps”, écrit The Daily Maverick.

Dans la presse internationale, on rivalisait d’adjectifs, de tournures choisies et de superlatifs pour tenter d’embrasser la vie et l’œuvre d’Edson Arantes do Nascimento – même si, comme le remarque avec humour El Mundo, “résumer en quelques lignes la figure de Pelé, c’est comme vouloir faire entrer l’Amazonie dans un pot de fleurs”.

Pour Die Zeit, les “quatre lettres” du nom Pelé “sonnent comme l’art le plus élevé du football. Ils évoquent les souvenirs d’un football imprévisible, délicat, caressé, dribblé, irrésistible et spectaculaire”. Et d’ajouter : “Ah, Pelé ! Le mot à lui seul rappelle un style particulier, le jogo bonito, le beau jeu, que l’on ne reverra jamais comme ça.”

La “mythologie” Pelé

“Pelé était le nom d’un rêve, le nom d’un dieu”, renchérit La Repubblica. “Il avait une voix de contrebasse, profonde et caverneuse”, émanant d’un corps à première vue “peu impressionnant” – 1,73 mètre pour à peine 75 kilos. Mais c’était “une illusion d’optique”, affirme le titre, car le physique de Pelé était en réalité d’une “perfection absolue : des jambes hypertrophiées et une puissance dans chaque geste, alliées à une agilité et un équilibre sublimes. Quelque chose d’explosif et d’élastique.”

De la longue liste des exploits du joueur, El País se souvient “avec précision de ce but marqué de la tête avec lequel il ouvrit le score” de la finale contre l’Italie, lors de son troisième Mondial, au Mexique (1970). “Un moment gravé dans la mémoire collective comme l’expression parfaite d’un football beau, efficace et irrévérencieux.”

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