Près de la moitié des huiles d'olive vendues en France sont non-conformes

·2 min de lecture
Selon une récente enquête de la DGCCRF, 49 % des huiles d’olive commercialisées en France sont non-conformes...

Selon une récente enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), jusqu'à 49% des huiles d’olive commercialisées en France ne répondent pas aux règles en vigueur.

Chaque année, plus de 110 000 tonnes d'huile d'olive sont commercialisées en France. Toutefois, près de 49% de ces ventes seraient non-conformes, selon une étude sidérante publiée mardi par la DGCCRF, rapporte Le Progrès.

En effet, selon les enquêteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, la qualité des huiles d'olive présentes dans les rayons français laisserait clairement à désirer. La DGCCRF a ainsi contrôlé 227 établissements - des responsables de la première mise sur le marché, des grossistes ainsi que des détaillants - et le verdict a été sans appel. Dans 40% des cas, des anomalies ont été constatées, notamment "chez les grossistes et au stade de la vente directe (internet, marchés)", indique l'organisme.

VIDÉO >> Carnet de Santé - Dr Christian Recchia : "Attention, les carences en vitamine D ce sont des cancers graves et de l'ostéoporose"

Certains importateurs vont jusqu'à mettre sur le marché des huiles d’olive non comestibles

126 prélèvements ont également été analysés. Parmi eux, 25,5% ont été jugés "conformes" aux mentions d’étiquetage, 25,5% ont été estimés "à surveiller", tandis que 49% ont été déclarés "non conformes". Certaines huiles présentaient "des défauts de qualité qui leur ont valu un déclassement de "vierge extra (de qualité supérieure)" à "vierge", a expliqué la DGCCRF dans un communiqué. D’autres n’avaient pas les bonnes indications sur les étiquettes.

Une pratique douteuse ressort de l'enquête : de nombreux professionnels achètent de l'huile d'olive dans d'autres pays "sans connaître la réglementation en vigueur", avant de la revendre parfois sous de fausses appellations. À titre d'exemple, une entreprise qui vendait une huile d’olive "vierge extra" provenant prétendument d’un village de la Drôme, se fournissait en fait dans l'Union européenne. Après analyses, son produit a été rapidement déclassé en huile d’olive "vierge".

Seulement 5% des huiles d'olive consommées en France sont 100% françaises

"L’entreprise a été verbalisée pour pratique commerciale trompeuse et s’est acquittée d’une transaction de 1 500 euros", a précisé la DGCCRF. Si certains importateurs vont jusqu'à mettre sur le marché des huiles d’olive non comestibles, d'autres ont tendance à créer la confusion sur les étiquettes, avec des mentions du type "fabriqué en France", alors que l'huile provient du Portugal.

La DGCCRF, qui rappelle que seulement 5% des huiles d'olive consommées en France sont 100% françaises, a incité la population à la prudence.

Ce contenu pourrait également vous intéresser :