Un mois après la tragédie, la Corée du Sud pleure toujours les victimes d'Itaewon

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Le 29 octobre dernier, 156 personnes perdaient la vie dans un mouvement de foule fatal dans le quartier populaire d’Itaewon, à Séoul. Un mois plus tard, alors que la population réclame toujours des réponses à ce drame, elle pleure encore la mort de ses enfants. Les victimes, pour la plupart âgées d’une vingtaine d’années, se sont retrouvées piégées dans une petite ruelle sans possibilité d’en sortir, alors que la police était à peine présente sur les lieux.

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Depuis, le président Yoon et son Premier ministre ont tous les deux présenté leurs excuses et plusieurs hauts responsables de la sécurité ont été suspendus. Le manque de policiers – ils étaient 137 pour 100 000 personnes – et la réponse tardive des autorités malgré les nombreux appels passés dans les heures précédant le drame, font en effet l’objet d’une enquête indépendante. Les Sud-Coréens sont d’autant plus en colère qu’au même moment, 6500 policiers étaient mobilisés à un autre endroit de Séoul, pour une manifestation dans laquelle ne se trouvaient pourtant que 25 000 personnes, rapportent les médias locaux.

En attendant les conclusions de ces recherches, des fleurs et messages en hommage aux victimes sont toujours déposées quotidiennement sur les lieux du drame, surveillés nuit et jour par des agents.


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