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Moha La Squale a aussi été mis en examen pour viol

Moha La Squale, ici en juillet 2018, à Paris.
Moha La Squale, ici en juillet 2018, à Paris.

JUSTICE - Son cas s’aggrave. Le rappeur Moha la Squale, déjà mis en examen pour agression sexuelle et violences sur d’ex-compagnes, a aussi été mis en examen en juillet 2022 pour viol, soit une qualification criminelle cette fois, sur une autre ex-compagne, a appris l’AFP, ce lundi 13 mars, de sources proches du dossier.

« Les faits sont formellement contestés et ne sont d’ailleurs étayés par aucun élément matériel », affirme pourtant maître Élise Arfi, l’avocate du rappeur. Ce dernier est en détention provisoire depuis mi-juin pour non-respect de son contrôle judiciaire. Néanmoins, cette nouvelle qualification criminelle implique qu’en cas de procès, celui-ci pourrait se tenir devant la cour d’assises et non devant un tribunal correctionnel. La peine encourue est également plus longue.

Au printemps 2022, sur Snapchat puis sur la chaîne Youtube La bande à Nabilflix, la plaignante, Youssra, avait dénoncé les agissements du rappeur, Mohamed Bellhamed de son vrai nom, avec qui elle avait vécu à Dubaï pendant plusieurs mois en 2021. En pleurs, elle avait indiqué qu’il l’avait « tapée » à plusieurs reprises et « menacée avec un couteau » dans la métropole émiratie, avant d’évoquer un viol qui se serait produit à Cannes, et de diffuser une photo d’elle le visage ensanglanté suite à des coups qui lui auraient été portés à Amsterdam.

De nouveaux témoins bientôt entendus

Selon une source proche du dossier, de nouvelles auditions de témoins doivent avoir lieu prochainement dans ce dossier. « Ma cliente est détruite par ces faits et attend du procès qu’enfin Moha la Squale puisse s’expliquer sur ce dont elle l’accuse, afin de pouvoir se reconstruire », a affirmé à l’AFP l’avocate qui défend cette nouvelle plaignante, maître Alix Dominicé, sollicitée par l’AFP.

Moha La Squale a été initialement mis en examen en juin 2021, notamment pour violences par conjoint, agression sexuelle par conjoint, menaces de mort par conjoint et séquestrations sur différentes victimes. Au total, selon une source proche du dossier, il est mis en cause par des plaintes de six ex-compagnes, dont les premières ont été révélées en septembre 2020.

« Je n’ai jamais au grand JAMAIS levé la main sur une femme. Ce complot a été perpétué pour me nuire » s’était-il défendu en avril 2021 sur Twitter. Ce musicien a été l’une des révélations de l’année 2018, auteur d’un premier album Bendero plébiscité par le public et la critique, avant que les ennuis judiciaires et les accusations s’accumulent contre lui.

Le mouvement #MeToo a connu une déclinaison dans le monde de la musique française avec #MusicToo, apparu avec le compte du même nom au cours de l’été 2020 sur Instagram.

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