Modification de la règle du hors-jeu: Mourinho se paie Wenger, à l'initiative de cette révolution

Il n'a pas pu résister. Querelleur dans l’âme, José Mourinho (61 ans) continue d’entretenir une rivalité avec Arsène Wenger (74), directeur du développement du football mondial à la Fifa depuis 2019, avec lequel il a multiplié les accrochages, par médias interposés ou au bord des pelouses de Premier League. Les années ont passé depuis que Wenger, ex-entraîneur d’Arsenal (1996-2018), a tiré sa révérence avec les Gunners, mais l’animosité du technicien portugais à son égard est, semble-t-il, restée bien vivace.

Mourinho critique la "loi Wenger"

Samedi soir, en marge de la finale de la Ligue des champions à Wembley, José Mourinho a égratigné son ancien homologue sur le plateau de la chaîne TNT Sports, alors qu’un bref entretien avec Arsène Wenger, qui traînait dans les parages, était annoncé par la présentatrice de TNT Sports. "Interrogez-le à propos de ce qu’il veut faire avec la règle du hors-jeu… Mon dieu… laissez-moi partir avant, s’il vous plaît. Il est temps pour moi de partir", a glissé José Mourinho, déclenchant l’hilarité du plateau.

En passe de devenir le coach de Fenerbahçe, José Mourinho, libre depuis son éviction de l’AS Rome en janvier dernier, goûte assez peu la révolution qui se trame en coulisses concernant la règle du hors-jeu, testée depuis novembre dans des tournois de jeunes en Suède et en Italie. La fameuse loi dite "loi Wenger" propose d’inverser la logique actuelle, avec une nouvelle appréciation du hors-jeu, dans le but de favoriser l’attaque et le spectacle.

Actuellement, un attaquant est signalé en position de hors-jeu lorsqu’une partie de son corps se situe devant l'avant-dernier défenseur adverse (en prenant en compte le gardien comem un défenseur). Dans l’idée de Wenger, aucun hors-jeu ne devrait être signalé "aussi longtemps qu’une partie de votre corps avec laquelle vous pouvez marquer est sur la même ligne que le défenseur". Autrement dit, tant qu’une partie du corps de l’attaquant, même infime, reste couverte par le défenseur, l'attaquant peut filer au but. Cette règle n’est pas encore en vigueur, et ne le sera pas avant 2025. Par ailleurs, son application reste conditionnée à une approbation de l’IFAB, l’instance qui régit les lois du jeu.

Article original publié sur RMC Sport