Mode: le festival international de Hyères démarre son édition post-Covid

·2 min de lecture
Le festival international de mode à Hyères en 2017. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Le festival international de mode à Hyères en 2017. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le festival de Hyères, le plus ancien et prestigieux concours international de mode, tremplin pour les jeunes créateurs, a inauguré jeudi sa 36e édition, préparée en pleine crise sanitaire du Covid-19.
Jusqu'à dimanche, les jurys présidés par la Britannique Louise Trotter, styliste de Lacoste (mode), le Français Christian Louboutin (accessoires) et la photographe française Dominique Issermann vont départager les 10 finalistes dans chaque catégorie. Pour le fondateur et directeur général du festival Jean-Pierre Blanc, la période de confinements pendant laquelle cette édition avait été préparée est "sûrement la plus difficile" depuis l'existence du festival qui a lancé plus d'une carrière dans la mode en 35 ans.

Aucun Français dans la sélection

Côté mode, c'est la percée des Nordiques avec trois Finlandais et deux Lettonnes. Aucun Français n'est dans la sélection qui compte également un Colombien, une Suisse, un Thaïlandais, un Britannique et un Taïwanais. Deux d'entre eux, Rukpong Raimaturapong (Thaïlande) et Mengche Chiang (Taïwan), sont toutefois formés à l'Institut français de la mode (IFM).

"C'est une saison surprenante et électrique dans le choix des couleurs et des associations", commente à Lucie Jeannot, de Première Vision, salon leader de l'amont de la mode, qui a suivi les finalistes.

La sélection est marquée par "une recherche très minutieuse sur les matières, sur les compositions, les patchworks et quelque chose de très visuel, ce qui est dans l'ADN" de jeunes stylistes, poursuit-elle. "Ils ont l'habitude de s'exprimer autant en photo que sur les réseaux sociaux, de construire une identité de la marque." "Le story telling (récit) autour de leur collection est très important ainsi que la mise en scène. Ils font des choses plus visuelles" que les générations précédentes, ajoute-t-elle.

Un Belge lauréat l'année dernière

L'année dernière, c'est le Belge Tom Van der Borght, créateur de vêtements colorés et loufoques fabriqués en matériaux recyclés "dont personne ne veut", qui a obtenu le Grand Prix mode du Festival. Par le passé, le festival a récompensé le Belge Anthony Vaccarello, aujourd'hui styliste de Saint Laurent ou le duo néerlandais Viktor&Rolf. Distingués en 2018, un autre duo néerlandais Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh ont été ensuite nommés à la direction artistique de Nina Ricci et présentent les collections de leur marque Botter à Paris.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles