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La mission DART montre comment protéger la Terre d’un astéroïde tueur et d'un possible Armageddon

Cinq mois après le crash de l’impacteur DART sur un astéroïde, une série de publications scientifiques détaillent les circonstances de la collision et la quantité d’énergie transmise artificiellement à l’objet rocheux. Très encourageants, les résultats indiquent que cette méthode pourrait être utilisée, à terme, pour éviter un Armageddon.

Il y a cinq mois, le 26 septembre 2022, la sonde DART de l’agence spatiale américaine percutait volontairement l’astéroïde Dimorphos à 11 millions de kilomètres de la Terre. Avec pour objectif de modifier l’orbite de cet objet rocheux mesurant 151 mètres de diamètre – soit un peu plus gros que la Grande Pyramide de Gizeh – et tester les capacités de l’humanité à se protéger d’un potentiel astéroïde "tueur", Dimorphos ne présentant lui-même aucun danger. Dans une série d’articles publiés dans la revue Nature, les scientifiques tirent les enseignements de cette première expérience de défense planétaire. Considérée comme un succès majeur, elle montre qu’"un impacteur cinétique tel que DART peut altérer efficacement la trajectoire d’un astéroïde, ce qui constitue une étape importante pour notre capacité à éviter de futures frappes contre la Terre", se réjouit la Nasa.

Un astéroïde binaire faisant office d’horloge

La déviation a pu être quantifiée grâce à une intéressante et très utile particularité de Dimorphos. Il gravite en effet autour d’un autre astéroïde de 780 mètres de diamètre appelé Didymos, à une distance de 1,2 kilomètre. Dimorphos est donc une "lune" qui, initialement, réalisait un tour complet en exactement 11 heures et 55 minutes. Ce couple d’astéroïdes constitue par conséquent une sorte d’horloge, avec le corps principal au milieu du cadran et le plus petit jouant le rôle d’une aiguille. Or après l’impact avec la sonde DART (qui signifie "fléchette" en anglais), l’orbite de Dimorphos a été réduite de 33 minutes, avec une incertitude de plus ou moins une minute. Soit une durée près de cinq fois supérieure à ce que les scientifiques espéraient.

Derniers instants avant la collision

En analysant la trajectoire de DART et les photographies prises par l’impacteur à mesure qu’il se rapprochait de sa cible, les scientifiques ont pu reconstituer aussi les derniers instants précédant la collision. Elle s’est produite à la vitesse faramineuse de 22.000 kilomètres p[...]

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