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"Je me suis mis un flingue sur la tempe", l'ex star NBA John Wall a failli se suicider après plusieurs décès dans sa famille

C’est une remarque que l’on entend encore assez souvent: "comment diable peut-il être déprimé en étant si fortuné? Il a tout ce dont un homme pourrait rêver." Mais tout l’argent du monde et la renommée ne vous protègent pas des malheurs de l’existence. Ce n’est pas la première fois que l’ancien joueur des Washington Wizards et ex-star de la NBA John Wall - deuxième joueur le mieux payé au sommet de sa carrière - se confie sur la période la plus sombre de sa vie.

Après une grave blessure au tendon d’Achille et la disparition de sa mère, décédée d’un cancer du sein en 2019, le meneur de jeu a vu le sanctuaire qu’il avait érigé en son cœur s’écrouler. Elle était sa "meilleure amie", son monde. Seule (le père de John Wall, qu’il n’a quasiment pas connu, est décédé d’un cancer du foie en prison lorsqu'il avait 9 ans, NDLR), elle s’était battue de toutes ses forces toute sa vie pour subvenir aux besoins de la famille et élever ses fils.

"J'ai vu ma mère rendre son dernier souffle"

Puis tout est allé très vite après l’irruption de la maladie. "J’allais à la chimiothérapie, et je m’asseyais à ses côtés. J’ai vu ma mère rendre son dernier souffle. J’ai porté les mêmes vêtements pendant trois jours d’affilée, allongé sur le canapé à sangloter", expliquait-il dans une interview accordée à ClutchPoints et NBCSports.

Un an plus tard, ce fut au tour de la grand-mère de disparaître. John Wall a alors sérieusement envisagé de mettre fin à ses jours. "Si je n'avais pas eu mes deux garçons, je me serais suicidé", a-t-il expliqué au podcast The OGs Show. Je me suis mis un flingue sur la tempe à deux reprises. Et beaucoup de mes proches et de mes amis de l'époque ne le savaient pas. J'ai réalisé une vidéo dans laquelle j'ai brandi des signes de gangs et d'autres choses du même genre. C'est à ce moment-là que j'ai connu mes heures les plus sombres, en essayant de trouver le bonheur."

Un rebond envisagé en Floride

"J’ai besoin d’aide." Ces quelques mots, John Wall a mis du temps à les formuler, mais sans cette prise de conscience progressive de ce qui se jouait en lui, et qui l’a amené un jour à pousser la porte d’un cabinet, qui sait ce qu’il serait advenu. Sans équipe depuis que la franchise de Houston a décidé de mettre fin à son contrat, John Wall ne désespère pas de retrouver un contrat en NBA. Avec le Heat de Miami, 8e de la Conférence Est? "J’ai le sentiment que je peux énormément les aider. Et même si je ne commençais pas les matchs, je pense que je pourrais être utile en sortie de banc, les aider, avoir un impact sur l’équipe", a estimé John Wall auprès du OGs Show.

Article original publié sur RMC Sport