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Un ministre somalien critiqué pour son discours en swahili lors d’un sommet régional

Vendredi 24 novembre, les États membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) réunis à Arusha, en Tanzanie, se sont accordés pour admettre la Somalie au sein de l’organisation régionale et de son marché commun. Dans l’attente de la signature d’un traité d’adhésion, les autorités somaliennes se sont félicitées de cette nouvelle, treize ans après la première demande effectuée en ce sens.

Comme le rapporte Le Magazine de l’Afrique, version francophone du média indépendant New African, établi à Londres, le président, Hassan Cheikh Mohamoud, a annoncé l’ouverture d’un “nouveau chapitre de [l’histoire de la Somalie]” dans un message posté sur le réseau social X. Le ministre de l’Information somalien, Daud Aweis, a quant à lui salué “un important succès diplomatique”, toujours sur X.

Mais le discours du diplomate au siège de l’organisation a aussi attiré l’attention, note le journal kényan The East African. En effet, Daud Aweis a salué les bénéfices mutuels pour l’EAC et la Somalie… d’abord en anglais, puis en langue swahilie.

Avec quelque 200 millions de locuteurs, selon les chiffres de l’Unesco, le swahili est la langue dominante dans les pays d’Afrique de l’Est, mais n’est pas – ou peu – parlé en Somalie. La quasi-totalité de la population parle le somali, l’arabe ayant également le statut de langue officielle.

De quoi susciter l’ire d’une partie des Somaliens. L’hebdomadaire cite notamment les mots de la chroniqueuse politique Hodan Ali, par ailleurs conseillère auprès du président somalien dans le domaine de la santé. Sur X, elle écrit : “Les langues officielles du gouvernement somalien ne comprennent PAS le swahili. Ce sont le somali et l’arabe. [Le ministre Daud Aweis] peut utiliser ses autres connaissances linguistiques lorsqu’il ne représente pas le gouvernement somalien. Arrêtons de faire n’importe quoi.”

Peur latente de marginalisation

Dans un article publié par le média somalien indépendant Horseed Media, un éditorialiste ne semble pas goûter l’optimisme ambiant qui accompagne l’entrée de la Somalie dans la Communauté d’Afrique de l’Est. Il souligne que le pays est confronté à des défis en matière de sécurité et de développement de nature à contrarier l’entrée dans un marché commun.

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