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Ces milliardaires qui voulaient sauver la presse américaine, mais perdent des fortunes

Alors que, dans les années 2010, la presse écrite américaine traversait une bien mauvaise passe, des milliardaires sont venus à la rescousse.

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, a ainsi racheté le Washington Post en 2013 pour la somme rondelette d’environ 250 millions de dollars. Le milliardaire de la tech ayant fait fortune dans les biotechnologies, Patrick Soon-Shiong a, lui, racheté le Los Angeles Times en 2018 pour 500 millions.

Et en 2018, Marc Benioff, créateur du géant de la tech Salesforce, s’est offert, avec l’aide de son épouse, Lynne, le magazine Time pour 190 millions de dollars, rappelle The New York Times.

Optimisme prudent

À l’époque, ces trois publications ont accueilli leurs nouveaux propriétaires “avec un optimisme prudent”, poursuit le journal. Tous espéraient que ces milliardaires ayant fait fortune dans la tech allaient trouver la formule idoine pour dégager de nouveaux bénéfices à l’heure du grand virage numérique.

Mais malgré leurs bonnes intentions, ces milliardaires sont à la peine. L’année dernière, les trois publications “ont encore perdu des millions de dollars, malgré les énormes investissements consentis par leurs propriétaires”, souligne le New York Times.

Le quotidien le plus touché est sans conteste le Los Angeles Times, qui traverse aujourd’hui ce qui pourrait bien être le plus grand plan social de son histoire. Pas moins de 115 journalistes viennent en effet tout juste d’en être licenciés à l’issue d’une réunion Zoom, “soit plus 20 % des effectifs de sa rédaction”, rapporte The Guardian.

“Atteinte à la démocratie”

L’annonce de ce plan social est intervenue au lendemain de l’envoi d’une lettre signée par une dizaine d’élus du Congrès américain avertissant le propriétaire du journal que “des licenciements massifs au cours d’une année électorale cruciale pourraient porter atteinte à la démocratie”, poursuit le quotidien.

Le journal britannique indique, en outre, que ces licenciements affectent tout particulièrement les jeunes journalistes de couleur travaillant pour le Los Angeles Times, qu’ils soient noirs, latinos ou asiatiques. Et ce “malgré les engagements de la famille du nouveau propriétaire, Patrick Soon-Shiong, pris en 2020, de veiller à la diversité au sein de la rédaction du journal”.

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