Des militants écolos bloquent la circulation devant l’Assemblée nationale

French anti-riot unit Gendarmes Mobiles remove from the street activists from environmental group
BERTRAND GUAY / AFP French anti-riot unit Gendarmes Mobiles remove from the street activists from environmental group "Derniere Renovation" staging a sit-in to draw attention to environmental issues on housing and building renovation, in front of the National Assembly in Paris on November 2, 2022, as the National Assembly is set to study the government's budget. - Activists wish to pressure the government to keep amendments in the budget attributing 12 billion euros for the thermal renovation of buildings. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

BLOCAGE - Nouvelle opération coup de poing pour le collectif de militants écologistes Dernière Rénovation. Deux jours après avoir bloqué une autoroute et interrompu une représentation à l’Opéra Bastille à Paris, les activistes ont bloqué, ce mercredi 2 novembre, la circulation pendant plusieurs heures devant l’Assemblée nationale, afin de réclamer une rénovation énergétique rapide des bâtiments de l’Hexagone.

Tout a commencé en fin de matinée, alors que quelques dizaines de militants se sont élancées du pont de la Concorde pour rejoindre la rive gauche de la capitale et la chambre basse du Parlement, avant de faire « un sit-in » sur la route et de bloquer la circulation. Ils étaient notamment accompagnés des députés écologistes Julien Bayou et Sandrine Rousseau, qui était pour sa part toujours présente aux côtés des activistes en début d’après-midi.

En début d’après-midi, les gendarmes étaient en train d’évacuer les militants. Mais l’évacuation a été rendue difficile par certains activistes, qui ont collé leur main sur la chaussée pour compliquer le travail des forces de l’ordre.

Le collectif, qui dénonce le manque d’actions du gouvernement français face au réchauffement climatique, appelle à la mise en place rapide d’un plan de rénovation thermique des bâtiments à la hauteur de l’urgence. Son objectif est de catalyser, à travers des opérations de résistance civile, des soulèvements populaires massifs dans les années à venir.

La rénovation thermique des bâtiments menacée par le 49-3

L’Assemblée nationale a voté lundi 31 octobre pour rajouter près de 12 milliards d’euros au budget en faveur de la rénovation thermique des logements. Mais cette proposition, émise par les gauches et soutenue par le RN, risque de ne pas être dans le budget final, à la faveur d’un nouveau 49-3 du gouvernement, qui accuse les oppositions « de jongler avec les millions », au grand dam des députés Nupes.

« L’amendement de 12 milliards d’euros pour la rénovation des bâtiments doit rester, même en cas de 49-3. C’est social, c’est vital », a défendu la députée Sandrine Rousseau sur Twitter. Une opération également soutenue par le député Insoumis Paul Vannier, qui craint lui aussi que le projet ne soit torpillé par le gouvernement : « Nous avons gagné pour agir contre les passoires thermiques. Mais pour combien de temps ? »

Familier des opérations marquantes, le collectif Dernnière Rénovation s’était notamment illustré l’été dernier alors qu’une de ses activistes s’était attachée au filet d’un des cours de Roland Garros, puis en interrompant le Tour de France. Six militants seront par ailleurs jugés le 22 novembre prochain à Auch, dans le Gers, pour entrave « entrave à la circulation des véhicules » sur la Grande Boucle.

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