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Des microplastiques dans l'air, une source de pollution insaisissable

Sur le site de l’École des Ponts à Champs-sur-Marne, des chercheurs ont mesuré les flux de microplastiques dans l’air lors du confinement du printemps 2020 et à la même saison en 2021. Une opportunité pour mesurer l’influence de l’activité humaine sur cette pollution encore mal connue.

Des microparticules de plastique flottent dans l’air ambiant. Elles font de quelques micromètres à près d’un millimètre avec une moyenne de 100 micromètres et sont donc bien plus grosses que les particules fines de 10 et 2,5 micromètres issus de la combustion des énergies fossiles et de diverses sources agricoles ou naturelles. Et elles sont — en l’état actuel des connaissances — moins nombreuses.

Une comparaison unique au monde entre deux situations très contrastées

"C’est un sujet de recherche qui a débuté vers 2015, soit bien après les travaux menés dans les océans par exemple, précise Max Beaurepaire, chercheur au Laboratoire eau, environnement, systèmes urbains (Leesu, École des Ponts ParisTech, université Paris-Est Créteil). C’est donc un domaine encore mal connu où le développement de méthodologies reste à faire mais qui fait l’objet d’un nombre croissant d’articles scientifiques provenant d’un peu partout dans le monde." L’étude qui vient d’être publiée dans Environmental Pollution apporte un nouvel éclairage sur l’influence de l’activité humaine sur les transports de ces particules principalement composées de fibres textiles et de polypropylène retrouvé le plus souvent devant le polyéthylène et le polystyrène. On ne connaît pas à ce jour les différentes sources d’émission.

Pour détecter ces éléments, les chercheurs ont installé un collecteur de retombées atmosphériques sur l’un des toits du campus de Marne-la-Vallée. Les résultats ont ensuite été analysées par spectromètre à infrarouge. L’appareil a fonctionné lors du confinement total de mars 2020 et un an plus tard alors que l’activité humaine avait repris normalement.

Situé à 15 kilomètres de Paris, le site est au cœur d’un tissu urbain où la densité de population est de 3500 habitants au km². Il est par ailleurs entouré de chantiers d’ampleur, dont celui du métro du Grand Paris. "C’était une réelle opportunité que de pouvoir comparer les deux situations car nous manquons de ce genre de mesures pour mieu[...]

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