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Mexique: deux des quatre Américains enlevés par des hommes armés retrouvés morts

Le secrétaire de la Marine mexicaine Jose Rafael Ojeda, lors d'une conférence de presse consacrée à l'enlèvement d'Américains, à Mexico le 7 mars 2023. - Mexican Presidency
Le secrétaire de la Marine mexicaine Jose Rafael Ojeda, lors d'une conférence de presse consacrée à l'enlèvement d'Américains, à Mexico le 7 mars 2023. - Mexican Presidency

Deux Américains sur quatre enlevés par des hommes armés vendredi à Matamoros, ville du nord-est du Mexique à la frontière avec les Etats-Unis, ont été retrouvés morts mardi, a annoncé le gouverneur de l'État de Tamaulipas, un des plus dangereux du pays.

"Cela a été confirmé par le parquet, sur les quatre (Américains), deux sont morts, un est blessé et l'autre est vivant", a indiqué le gouverneur Americo Villarreal par téléphone lors de la conférence de presse matinale du président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador.

"Les ambulances et le reste du personnel de sécurité vont maintenant apporter le soutien nécessaire au transfert et à l'assistance médicale qui pourrait s'avérer nécessaire", a ajouté le gouverneur, sans donner plus de détails sur l'état de santé des deux Américains retrouvés vivants.

Il n'a pas précisé non plus où les otages ont été retrouvés, bien que les opérations déployées par les autorités mexicaines, en coordination avec les agences de renseignement américaines, se sont étendues à une vaste zone du Tamaulipas, dont fait partie Matamoros.

Coopération avec les autorités américaines

Les autorités américaines ont immédiatement réagi, indiquant qu'elles vont "travailler étroitement avec le gouvernement mexicain pour s'assurer que justice soit faite", selon John Kirby, porte-parole de la Maison Blanche pour les questions de sécurité nationale. Les attaques contre des citoyens américains sont "inacceptables", a-t-il estimé, en transmettant ses "plus sincères condoléances" aux proches des deux personnes tuées.

Le FBI avait offert une récompense de 50.000 dollars pour toute aide contribuant à la libération des otages et à l'arrestation des suspects. Les quatre Américains, dont l'identité n'a pas été révélée, avaient traversé Matamoros au volant d'un mini van blanc immatriculé en Caroline du Nord avant d'être visés par des tirs puis enlevés par des hommes armés, avait indiqué le FBI dans une déclaration rendue publique lundi par l'ambassade des Etats-Unis au Mexique.

Selon le président mexicain, les victimes se seraient rendues au Mexique pour acheter des médicaments. Les autorités mexicaines ont également affirmé lundi qu'une femme mexicaine avait perdu la vie dans l'échange de tirs.

"Nous sommes désolés que cela se produise dans notre pays et nous adressons nos condoléances aux familles des victimes, à leurs amis, au peuple des États-Unis, au gouvernement des États-Unis", a déclaré Manuel Lopez Obrador après la confirmation des décès. "Nous travaillons tous les jours pour garantir la paix, la tranquillité, et nous allons continuer à travailler encore" comme cela, a-t-il ajouté. Lundi, il avait reçu l'ambassadeur des États-Unis au Mexique, Ken Salazar, pour discuter de l'affaire.

Une région en proie aux groupes criminels

La ville de Matamoros, située à la frontière avec les Etats-Unis, est en proie à des violences liées au trafic de drogue et au crime organisé.

Les routes de la région de Tamaulipas sont considérées comme les plus dangereuses du Mexique en raison des risques d'enlèvement et d'extorsion par des groupes criminels.

Le département d'État américain déconseille ainsi les voyages dans la région. "Les groupes criminels ciblent les autobus publics et privés, ainsi que les voitures privées qui traversent le Tamaulipas, prenant souvent des passagers en otages et exigeant des rançons", selon un avis aux voyageurs.

Le porte-parole du département d'État américain, Ned Price, a rappelé lundi aux citoyens américains que l'avis pour le Tamaulipas restait en vigueur. "N'y allez pas. Nous encourageons les Américains à suivre ce conseil", a-t-il dit.

Article original publié sur BFMTV.com