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Le meurtrier du rappeur américain Nipsey Hussle condamné à 60 ans de prison

Nipsey Hussle, le 9 février 2019 à Los Angeles - Amanda Edwards - Getty Images North America - AFP
Nipsey Hussle, le 9 février 2019 à Los Angeles - Amanda Edwards - Getty Images North America - AFP

Le membre d'un gang qui avait abattu à bout portant le rappeur californien Nipsey Hussle à Los Angeles en 2019 a été condamné ce mercredi à 60 ans d'emprisonnement.

Eric Holder, 32 ans, avait reconnu durant son procès avoir tué Nipsey Hussle, étoile montante du rap américain. Mais il assurait avoir agi "sous le coup de la passion", sans avoir planifié son geste.

Une version à laquelle les jurés n'ont pas souscrite lors de son procès. En juillet dernier, ils l'ont reconnu coupable d'assassinat et ont ainsi estimé qu'il s'agissait d'un acte prémédité.

Un acte prémédité

Mercredi, le juge chargé de fixer la sanction d'Eric Holder l'a condamné à une peine minimale de 25 ans pour le meurtre, assortie d'une peine supplémentaire de 25 ans en raison de l'utilisation d'une arme à feu. Il a également écopé de 10 ans supplémentaires pour avoir tiré et blessé deux autres hommes qui se trouvaient à proximité.

La mort de Nipsey Hussle en mars 2019, à l'âge de 33 ans, avait profondément ému les Etats-Unis. Après le drame, de nombreuses stars, parmi lesquelles Stevie Wonder et Snoop Dogg, avaient rendu hommage à ce rappeur très estimé dans le monde du hip-hop.

Des dizaines de milliers de personnes avaient assisté à la cérémonie organisée à sa mémoire à Los Angeles, où un message de l'ancien président américain Barack Obama avait été lu.

Malgré la création de sa boutique de vêtements dans le quartier du sud de Los Angeles où il avait grandi, Nipsey Hussle était resté lié à l'univers des gangs dans lequel il s'est construit. Son meurtrier Eric Holder était membre des "Rollin 60s Crips", une organisation à laquelle le rappeur avait également appartenu.

Avant de mourir, l'artiste avait confronté son meurtrier en lui faisant part de rumeurs qui l'accusaient d'être une "balance". Lors du procès, le procureur avait estimé que l'assassin avait eu "tout le temps de préméditer" son geste.

Article original publié sur BFMTV.com