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Meurtre de Rose: la secrétaire d'État à l'Enfance estime que "la loi a été respectée" pour le suivi du suspect

Meurtre de Rose: la secrétaire d'État à l'Enfance estime que "la loi a été respectée" pour le suivi du suspect

"La loi a été respectée". Sur le plateau de BFMTV ce jeudi 27 avril, la secrétaire d'État chargée de l'Enfance, Charlotte Caubel, est revenue sur le drame qui s'est déroulé à Rambervillers, dans les Vosges.

Mardi, le corps d'une enfant de cinq ans, Rose, a été découvert dans un sac-poubelle. Le même jour, un adolescent de 15 ans a été interpellé, soupçonné d'être l'auteur des faits. Il est ce jeudi présenté à un juge d'instruction, pour une possible mise en examen.

Déjà mis en examen en février 2022

Mais déjà, des interrogations émergent. Car en février 2022, ce même adolescent avait déjà été mis en examen pour viol, soupçonné d'avoir agressé sexuellement deux jeunes enfants dans une forêt proche de Rambervillers. Y a-t-il eu un manquement dans la surveillance judiciaire de ce mineur, qui a potentiellement pu passer à l'acte une seconde fois?

"On ne peut pas réduire ce drame à un dysfonctionnement", a indiqué sur notre plateau Charlotte Caubel.

Durée maximale atteinte

Comme l'a rappelé la secrétaire d'État, le mineur, dans l'attente de son procès pour les faits remontant à février 2022, a déjà réalisé un an dans un centre éducatif fermé, une alternative possible à la prison pour les mineurs.

"Il a été placé dans un centre éducatif fermé pour la durée maximale prévue par la loi. (...) Nous sommes dans la légalité, et la question qui se pose, c'est la capacité, la qualité d'accompagnement des gens qui sont agresseurs, enfants ou adultes, et c'est toute la problématique de la santé mentale des enfants", a-t-elle poursuivi.

Charlotte Caubel n'exclut cependant pas des dysfonctionnements:

"L'enquête pénale pourrait révéler des défaillances".

Mais "sur le papier, le temps de centre éducatif fermé a atteint le temps maximal, d'un an, et il était encore sous contrôle judiciaire". Soulignant également que les évaluations de ses encadrants allaient vers une évolution positive de sa personnalité.

Les centres éducatifs fermés sont "quelque chose de très cadrant, où on évalue la psychologie, la compréhension de l'acte" par les mineurs, a conclu Charlotte Caubel.

Une attente trop longue pour son procès?

En plateau, le psychologue et psychanalyste Joseph Agostini a néanmoins questionné la décision de justice qui a renvoyé le suspect dans le même environnement que celui du précédent dossier dans lequel il est suspecté. Tout en soulevant que s'il avait été jugé et potentiellement condamné plus rapidement, le sort tragique qu'a connu Rose aurait pu être évité.

Resté mutique durant la totalité de sa garde à vue, le suspect de 15 ans a été soumis à une expertise psychiatrique, qui a révélé qu'il présentant une altération de la réalité, et qu'il constituait une "dangerosité avérée".

Article original publié sur BFMTV.com