Meurthe-et-Moselle: un homme tué dans des échanges de tir avec les gendarmes

Mélanie Vecchio et Esther Paolini
·2 min de lecture
Gendarmerie (photo d'illustration) - Pierre Oscar Brunet - BFMTV
Gendarmerie (photo d'illustration) - Pierre Oscar Brunet - BFMTV

Un homme qui résidait dans un camp de gens du voyage près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a été abattu ce vendredi matin dans des échanges de tirs avec les gendarmes, selon une source proche du dossier à BFMTV, confirmant des informations de Franceinfo.

Une procédure "sensible"

Les faits se sont déroulés à l'aube, aux alentours de 6 heures sur un terrain isolé de gens du voyage sédentarisés, sur la commune de Frouard. Les gendarmes sont appelés à intervenir dans le cadre d'un dossier de violences aggravées, selon nos informations. La procédure étant classée comme "sensible", le GIGN était venu en appui, afin d'interpeller un père et son fils, âgés de 56 et 19 ans.

Sur place, le fils a accueilli les forces de l'ordre avec un fusil, pointé en leur direction. Après avoir "tenté de parlementer", selon le procureur de Nancy à France Bleu, l'un des agents a tiré, tandis que le père est sorti de sa caravane pour procéder à plusieurs coups de feu, également avec un fusil à canons.

Dans les échanges, ce dernier a été touché au thorax et est mort sur le coup. Toujours selon nos informations, il était défavorablement connu des services de gendarmerie. Il avait été "condamné deux fois pour détention d'armes", précise le magistrat François Pérain.

L'IGPN saisie

Dans un communiqué, le procureur de Nancy précise que les deux membres du GIGN, ainsi que l'homme de 19 ans, ont été placés en garde à vue dans la matinée. Les trois sont visés par des enquêtes différentes: "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP)" pour l'auteur du coup de feu mortel, "violences volontaires avec arme par PDAP" pour son collègue et "violences volontaires avec arme sur PDAP" pour le jeune homme.

Les premiers éléments "tendent à confirmer l'usage de leur arme par les militaires du GIGN en état de légitime défense", selon le procureur. Une autopsie de la victime doit par ailleurs être réalisée dans la journée. La section de recherches de Nancy et l'IGPN ont été saisies de l'enquête.

Article original publié sur BFMTV.com