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Le message émouvant de Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot, sur le projet de loi sur la fin de vie

Un message bouleversant. Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé qu'un projet de loi pour une "aide à mourir" sous "conditions strictes" sera présenté en Conseil des ministres en avril, Charles Biétry a salué "un premier pas" de la part du Gouvernement pour accompagner les personnes en fin de vie.

"J’ai réussi à bien vivre, je n’ai pas envie de mal mourir. La maladie de Charcot m’a déja privé de l’usage des jambes et de la parole. Bientôt, ce sera la respiration accompagnée de souffrances pour moi et les miens. Cette loi, un premier pas, peut nous offrir liberté et dignité. Merci", a-t-il écrit sur le réseaux social X (ex-Twitter).

Quatre conditions pour pouvoir demander cette aide

Atteint de la maladie de Charcot, Charles Biétry avait pris une décision importante en avril dernier pour ne pas faire "souffrir sa famille", comme il l'avait expliqué dans les colonnes de L'Équipe. "On a tout organisé avec ma femme et mes enfants. Je ne veux pas être branché sur une machine pour respirer alors qu'il n'y a plus rien, plus d'avenir. Je ne veux pas souffrir et surtout faire souffrir ma famille. On a pris des dispositions pour arrêter avant d'en arriver là. Je me suis inscrit en Suisse pour le suicide assisté, tous les papiers sont signés. Je peux choisir et ma femme peut le faire à ma place si je ne suis pas en état. Cela dit, tu es obligé d'aller en Suisse avec deux membres de ta famille."

Dans ces déclarations, le chef de l'État a fixé quatre conditions pour pouvoir demander cette "aide à mourir": être majeur, être capable d’un discernement plein et entier, être atteint d’une maladie incurable et d’un "pronostic vital engagé à court ou à moyen terme" et être en proie à des souffrances physiques ou psychologiques réfractaires.

Article original publié sur RMC Sport