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"Ça fait super-mal, en fait", "C'est horrible !" : des hommes testent un simulateur de règles douloureuses

Pour comprendre les douleurs ressenties par les femmes pendant leurs règles, des hommes ont testé un simulateur.

Selon une enquête menée en mars 2023 par Naturactive et EasyPanel, 91% des femmes interrogées affirment avoir souffert de douleurs menstruelles au cours de ces 12 derniers cycles. Mais, pour ceux qui ne ressentent pas ces douleurs, ce n'est pas toujours simple de se rendre compte de la situation, à commencer par les hommes. Afin de leur faire ressentir cette douleur liée aux règles, les députés écologistes Sébastien Peytavie et Marie-Charlotte Garin ont proposé à leurs collègues parlementaires de tester un simulateur de règles douloureuses.

Parmi les participants listés par le Huffington Post figurent des députés de plusieurs bords politiques dont les insoumis Hadrien Clouet et Louis Boyard, le membre de la majorité Stéphane Vojetta, le député Erwan Balanant, l’ancien ministre Clément Beaune et les députés Les Républicains Maxime Minot et Pierre Cordier. Les réactions des participants ont été unanimes et le constat est le même : "C’est douloureux". Les députés qui ont réalisé l'expérience confirment la sensation de mal-être : "ça fait super-mal en fait", "c’est horrible", "c’est très désagréable".

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Vers une proposition de loi

Grâce à cette simulation, les participants ont constaté - par eux-mêmes - à quel point les règles pouvaient causer d'importantes douleurs et une incapacité à réaliser certaines actions. Par exemple, les hommes ne sont pas parvenus à lire un texte en restant de marbre à cause des douleurs. Le député Les Républicains Maxime Minot évoque même "des petits coups de poignards" et assure que cette expérience "nous permet de mieux se mettre à la place… C’est horrible, en fait".

Sébastien Peytavie, député de Dordogne, va défendre le 4 avril prochain une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à favoriser le télétravail en cas de "menstruation incapacitante" chez certaines femmes. Il souhaite également créer un "arrêt menstruel" calqué sur le modèle espagnol.