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Menaces d’attentats par les ENT : à Paris, un mineur de 17 ans mis en examen et placé en détention provisoire

Son matériel informatique avait été saisi et se retrouve désormais entre les mains des enquêteurs de l’Office central anti-cybercriminalité.
Arnold Jerocki / Getty Images Son matériel informatique avait été saisi et se retrouve désormais entre les mains des enquêteurs de l’Office central anti-cybercriminalité.

JUSTICE - Première conséquence des piratages massifs ces derniers jours. Après avoir été placé en garde à vue jeudi dans les Hauts-de-Seine, un mineur âgé de 17 ans a été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur les piratages des plateformes numériques d’établissements scolaires (ENT).

Face aux menaces d’attentats dans les lycées, la sécurisation des ENT pose question

Placé en détention provisoire dans la foulée ce samedi 30 mars, le jeune homme « scolarisé » avait interpellé à Malakoff par l’Office de lutte anti-cybercriminalité (Ofac) après plusieurs menaces d’attentat envoyées contre des établissements scolaires de la région Île-de-France la semaine dernière.

Les motifs de sa mise en examen détaillés par l’AFP sont très nombreux : atteintes à un système automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État commis en bande organisée, menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet, divulgation d’information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse, usurpation d’identité, apologie du terrorisme au moyen d’un service de communication au public en ligne et refus de remettre aux autorités judiciaires les codes d’accès de son téléphone.

Il « n’avait pas d’antécédents judiciaires de même nature », avait indiqué dès vendredi la procureure de Paris Laure Beccuau, précisant que son parquet centralisait « désormais les attaques de même nature de ces derniers jours au préjudice de tous les ENT » sur l’ensemble du territoire français.

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris (J3) a ouvert trois procédures portant sur les cyberattaques ayant visé des collèges et lycées franciliens ainsi que d’autres établissements de l’ensemble du territoire français, avait-elle précisé.

« Les premiers éléments d’enquête ayant permis des recoupements, les trois affaires sont aujourd’hui jointes et confiées à l’Ofac », avait précisé Mme Beccuau.

La ministre de l’Education Nicole Belloubet a annoncé jeudi la suspension des messageries des ENT et vendredi la création à la rentrée prochaine d’une « force mobile scolaire » nationale qui pourra être envoyée dans les établissements scolaires en cas de « difficultés ».

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