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« Massacre de Shakahola » : le leader de la secte kenyane accusé du meurtre de 191 enfants

Il leur avait demandé de jeûner « jusqu’à la mort », leur promettant qu’ils pourraient alors « rencontrer Jésus-Christ avant la fin du monde ». Paul Mackenzie, chef de la secte Doomsday, fait face à des accusations de meurtre sur 191 enfants au Kenya. Mais ce ne sont pas moins de 429 membres de son Église, Good News International, qui sont morts de faim ces dernières années.

La police est intervenue dans cette secte, qui s’était établie dans un ranch de 320 hectares dans la forêt de Shakahola, en juin 2023, après que 15 membres de l’église leur sont apparus cadavériques. Ils avaient alors expliqué que Paul Mackenzie leur avait demandé de « jeûner jusqu’à la mort ».

Sur place, la police a alors trouvé « des dizaines de tombes peu profondes » et des centaines de cadavres. Mais sur les 191 enfants morts, seuls 180 ont toutefois été retrouvés.

Une secte survivaliste

À travers la secte Doomsday, Paul Mackenzie promettait à ses fidèles de les préparer à la fin du monde. Mais une fois arrivés au ranch, dans cette forêt isolée, « les adeptes n’étaient pas autorisés à quitter la zone ni à interagir entre eux », d’après le rapport de police.

Le rapport pointe également le fait que « les partisans ont dû détruire des documents vitaux, parmi lesquels des cartes d’identité nationales, des actes de naissance, des certificats de titre de propriété, des certificats académiques et des actes de mariage », créant des problèmes d’identification des morts.

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