Sur Mars, la mission chinoise Tianwen-1 a découvert des preuves d'eau liquide

Le rover Zhurong a observé de nombreuses preuves attestant de la présence d'eau liquide.

ESPACE - Nous en avons maintenant la preuve, il y a bien eu de l’eau sur Mars. En effet, le rover Zhurong qui a atterri sur la planète rouge il y a un an (entre le 14 et le 15 mai 2021) a sillonné le sol martien durant plusieurs mois. Il a ainsi apporté des éléments, publiés dans la revue Science Advances le 11 mai, démontrant qu’il y avait bien eu de l’eau sous forme liquide sur la planète rouge.

Menée par l’agence spatiale chinoise (la CNSA), il s’agissait de la première exploration martienne par un pays autre que les États-Unis. Après analyse des données récoltées par les chercheurs, ces derniers ont trouvé des preuves qu’un grand bassin sur Mars contenait de l’eau liquide à l’époque géologique récente de la planète (dite période amazonienne, s’étalant sur les 3 derniers milliards d’années).

Ces découvertes sont ainsi une nouvelle preuve suggérant que de l’eau liquide peut avoir persisté beaucoup plus longtemps sur la planète rouge qu’on ne le pensait auparavant. Ces nouvelles recherches changent donc légèrement la donne, présentant des signes révélateurs d’eau coulant sur le sol martien. Cela suggère que la surface de la planète pourrait avoir été sculptée par de l’eau liquide au cours de son histoire géologique récente.

Il y a bien de l’eau liquide sur Mars

Pour étudier cette possible présence d’eau, Yang Liu et ses collègues chercheurs ont exploité les données recueillies par le rover Zhurong, un véhicule de 240kg ressemblant selon le CNSA à un papillon bleu. À l’inverse des engins américains, Curiosity et Perseverance, il ne possède pas de bras robotique.

Ils ont ensuite analysé les informations prises par différents capteurs comme la caméra de micro-imagerie télescopique ou encore le spectromètre SWIR (infrarouge à ondes courtes), qui sert à observer les minéraux présents sur la surface martienne. Précisément, les chercheurs se sont penchés sur les caractéristiques sédimentaires et minérales du sud d’Utopia Planitia, situé dans les basses terres du nord de Mars.

Ils ont ainsi découvert des roches aux tons clairs de duricrust (couche dure près de la surface du sol), qui se serait formée par les activités d’une quantité importante d’eau liquide. Il pourrait s’agir par exemple de la montée d’eaux souterraines ou la fonte de glace souterraine.

Mars, une planète sèche ou humide

Auparavant, Mars était selon les scientifiques humide et habitable. Cependant, dans l’époque géologique la plus récente, le climat est relativement froid et sec. Dès lors, les activités et la présence d’eau se retrouvent extrêmement limitées.

Modèle de la chronologie géologique sur Mars par H. Hartmann & G. Neukum (2001) (Photo: Who killed Bambi ?/CommonsWikimedia)
Modèle de la chronologie géologique sur Mars par H. Hartmann & G. Neukum (2001) (Photo: Who killed Bambi ?/CommonsWikimedia)

Modèle de la chronologie géologique sur Mars par H. Hartmann & G. Neukum (2001) (Photo: Who killed Bambi ?/CommonsWikimedia)

Par ailleurs, cette nouvelle étude affirme qu’il y aurait des réserves considérables d’eau sous forme de minéraux hydratés et éventuellement de glace au sol à Utopia Planitia. Ces découvertes d’eau pourraient s’avérer utiles dans l’hypothèse d’un voyage spatial habitée vers Mars.

À voir également sur le HuffPost: Une éclipse solaire martienne de Phobos capturée par le rover Perseverance

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

VIDÉO - L'hélicoptère Ingenuity photographie des débris spatiaux sur Mars

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