Marine Le Pen lance sa campagne et affirme que la présidentielle sera "un choix de civilisation"

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Marine Le Pen à Fréjus, le 12 septembre 2021 - BFMTV
Marine Le Pen à Fréjus, le 12 septembre 2021 - BFMTV

"Nous arrivons à un carrefour dont une voie conduit à l'abîme et l'autre au sommet". En déplacement ce dimanche à Fréjus où elle a lancé sa rentrée politique, Marine Le Pen a affirmé que l'élection présidentielle à venir sera "un choix de civilisation".

La présidentielle en 2022 "ne sera pas seulement un choix de société, comme ont pu l'être les précédents scrutins, ce sera un choix de civilisation", a déclaré la candidate à l'Élysée et présidente du RN, devant quelque 900 militants réunis dans le théâtre romain de la ville, qui scandaient régulièrement "Marine présidente".

"Il n'y aura que deux alternatives" en 2022, "soit la dilution de la France par déconstruction et submersion (migratoire), soit le sursaut salutaire qui fera entrer la France dans le troisième millénaire autour de l'idée de Nation", a ajouté Marine Le Pen, dans une allusion à la théorie du "grand remplacement" (de la population européenne par une population immigrée) vantée par Éric Zemmour.

"Les délinquants seront mis hors d'état de nuire"

Fustigeant sous les huées le "silence assourdissant des prétendues féministes", cible fréquente d'Eric Zemmour, elle a promis de libérer les jeunes filles du "joug obscurantiste" des "talibans de l'intérieur", proposant que les personnes condamnées pour outrages sexistes soient inscrites au fichier des criminels et délinquants sexuels.

"En France, les Français ont le droit de vivre comme des Français. Les délinquants seront mis hors d'état de nuire, les délinquants français en prison, les étrangers dans l'avion", a-t-elle dit, en promettant aussi un projet de loi sur l'immigration, qu'elle présentera début octobre, qui sera soumis à référendum si elle est élue à l'Elysée.

Se présentant comme la "présidente des libertés françaises", elle a proposé "la gratuité des trains", pour les étudiants et les jeunes travailleurs, en dehors des heures de pointe.

Contre la "dictature" de l'Union Européenne

En écho à son affiche de campagne prônant les "libertés", Marine Le Pen évoque la notion comme étant le "pilier fondamental de la France" et la "première des valeurs de notre civilisation". La dirigeante d'extrême droite s'est attaquée au pass sanitaire, qui représente une "atteinte disproportionnée à la liberté", même si nous "ne sommes pas contre la vaccination" contre le Covid-19.

Elle a aussi fustigé la "dictature" de l'Union européenne en promettant de "graver" dans la Constitution, après référendum, la supériorité du droit français sur le droit international. "Les décisions internationales contraires à un principe constitutionnel resteront simplement inappliquées".

Article original publié sur BFMTV.com

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