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Marine Le Pen clarifie la position du RN sur les prix planchers après le rétropédalage de Jordan Bardella

Une mise au point qui s'imposait. En visite au Salon de l'agriculture, Marine Le Pen a clarifié ce mercredi 28 février la position du Rassemblement national sur les prix planchers pour les produits agricoles. Le président du parti, Jordan Bardella, a en effet eu des déclarations contradictoires sur cette proposition formulée par Emmanuel Macron samedi dernier.

"J'ai relu les déclarations de Jordan Bardella, c'est exactement ce que nous proposons", a déclaré la cheffe des députés RN dans les allées du Salon, balayant toute dissension au sein de son parti.

"À la différence du prix plancher d'Emmanuel Macron", le RN souhaite "un prix garanti par l'État qui intervient comme arbitre (...) au cas où les négociations n'arrivent pas à être conclues entre les producteurs et les industriels", a-t-elle détaillé un peu plus tard face à la presse.

Une "trappe à pauvreté" pour Bardella

Marine Le Pen estime que cette mesure ne sera efficace qu'en parallèle de l'arrêt de la "multiplication des normes", des "accords de libre-échange" qui font la "promotion des importations" et de la mise en place du "patriotisme économique, notamment dans la commande publique".

De son côté, Jordan Bardella avait parlé lundi des prix planchers comme d'une "trappe à pauvreté". Une déclaration qui a semé la "confusion" au sein du RN, selon un proche de Marine Le Pen à BFMTV.

L'instauration de prix planchers alimente les débats au Salon de l'agriculture. Si cette mesure est défendue par la France insoumise ou encore le Parti communiste, Laurent Wauquiez s'est lui opposé à des prix planchers qui risquent de "devenir des prix plafonds".

Du côté du gouvernement, la porte-parole Prisca Thevenot a affirmé à l'issue du Conseil des ministres que le prix plancher n'avait pas vocation à être "un prix administré, imposé par l'État de manière immuable et définitive".

"Au contraire, ce prix plancher reposera sur des indicateurs qui seront construits filière par filière à partir du coût de production", a-t-elle précisé ce mercredi, ajoutant que ce prix "sera en mesure d'évoluer dans le temps".

Article original publié sur BFMTV.com