Marine Le Pen dément toute contradiction sur l'euro

Marine Le Pen a déclaré dimanche qu'il n'y avait aucune contradiction dans sa position sur l'euro, alors que la candidate du Front national a semblé faire évoluer sa position sur une mesure impopulaire, à une semaine du second tour de la présidentielle. /Photo prise le 27 avril 2017/REUTERS/Eric Gaillard

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a déclaré dimanche qu'il n'y avait aucune contradiction dans sa position sur l'euro, alors que la candidate du Front national a semblé faire évoluer sa position sur une mesure impopulaire, à une semaine du second tour de la présidentielle.

"Ça fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune. Par conséquent, il n'y a là aucune contradiction", a-t-elle déclaré dimanche à BFMTV en marge d'un déplacement surprise à Gardanne (Bouches-du-Rhône), sur le thème de l'écologie.

"Oui, je pense que l'on peut parfaitement conserver l'euro monnaie commune", a-t-elle ajouté.

La députée européenne précise dans un entretien accordé au Parisien Dimanche qu'il s'agit de "transformer l'euro monnaie unique en euro monnaie commune" car "aujourd'hui la monnaie unique est un boulet".

Il y aura donc coexistence d'une "monnaie nationale" et d'une monnaie commune qui "ne concernera pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international".

Au cours de la campagne, Marine Le Pen avait initialement annoncé son intention d'entamer, après son éventuelle élection, des négociations longues de six mois avec les partenaires européens, préalable à un référendum sur l'avenir de la France dans l'UE, dans le but de restituer à la France "sa souveraineté législative, territoriale et monétaire".

Mais le retour à une devise franco-française ne figure nulle part dans la profession de foi de Marine Le Pen, dévoilée vendredi par la Commission nationale de contrôle de la campagne et l'accord de gouvernement scellé en fin de semaine avec le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan précise que "la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n’est pas un préalable à toute politique économique".

Elle a par ailleurs déclaré dans un entretien à Sud-Ouest publié samedi qu'"un retour concerté à la monnaie nationale" pourrait prendre un an à un an et demi.

La députée frontiste du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, invitée dimanche du Grand Rendez-vous CNews, Europe 1 et Les Echos, a également contesté toute évolution du point de vue de sa tante.

"Marine Le Pen n'a pas changé de position", a-t-elle dit, en rappelant aux Français que "rien ne se fera sans eux" et qu'ils "seront consultés sur ce grand débat de société".

Le second tour de la présidentielle, qui aura lieu le 7 mai, opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron, lequel a fait de ses convictions pro-européennes un argument de campagne.

(Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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