Mariée et mère de 5 enfants, cette habitante de Moselle est en lice pour devenir Miss Allemagne

·4 min de lecture
Bettina Orth, candidate au concours Miss Germany. - BFMTV
Bettina Orth, candidate au concours Miss Germany. - BFMTV

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Bettina Orth a 34 ans, un mari et cinq enfants. Cette influenceuse Instagram aux plus de 200.000 abonnés, qui vit en Moselle près de Sarreguemines, est également candidate au concours Miss Germany, qui se tient outre-Rhin en février. Le profil de cette Allemande s'inscrit dans la nouvelle politique du concours germanique, inimaginable dans les rangs de nos candidates Miss France aux mensurations ultra-calibrées.

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Outre-Rhin, le concours, dont le seul critère est d'avoir moins de 39 ans, a depuis deux ans totalement changé d'esprit: il se veut désormais plus une tribune pour les femmes, ce qui a permis l'année dernière à une mère de famille de 35 ans de devenir Miss Germany. C'est d'ailleurs ce qui a convaincu Bettina Orth de se lancer à son tour.

"J’ai entendu parler du nouveau concept derrière Miss Germany et j’ai vu que l’année dernière, une mère de famille a gagné et je me suis sentie très concernée par ce concept. Je me suis identifiée à cette Miss Germany, ce qui fait que j’ai osé postuler."

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"Nous sommes très diverses"

Sur le site du concours allemand, où il est d'ailleurs précisé qu'il ne s'agit plus d'un "concours de beauté", les organisateurs disent vouloir participer à l'émancipation des femmes.

"Pour moi, Miss Germany est une femme qui représente son pays, peu importe son apparence, ou sa vie privée", souligne Bettina Orth." Elle doit raconter une histoire, inspirer les gens, les toucher. Parfois, la véritable beauté vient de l’intérieur."

"Je trouve qu’une Miss Germany qui représente son pays est plus un modèle, pas quelqu’un qui doit exister dans le monde des médias, mais quelqu’un qui a une mission", poursuit-elle. "Nous voulons faire changer les choses. Nous avons un message que nous voulons partager."

Le portrait des 160 candidates encore en lice - c'est aux internautes de voter jusqu'au 5 novembre pour déterminer quelles participantes iront jusqu'à la finale en février prochain - reflète la diversité de la société, selon Bettina Orth.

"Notre concours est très ouvert", explique la candidate. "Nous avons des femmes transgenre, nous avons des femmes grandes, des femmes petites, des femmes grosses, des femmes minces, de toutes les couleurs. Nous avons aussi différentes nationalités, c’est aussi quelque chose de très important. Nous sommes très diverses et c’est vraiment le message que nous voulons passer."

Beaucoup plus de restrictions pour Miss France

De notre côté du Rhin, une telle inclusivité n'est pas encore d'actualité. Le concours Miss France n'en finit d'ailleurs pas de susciter les critiques, s'attirant même les foudres d'Elisabeth Moreno, la ministre en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui a appelé dans une récente interview à Puremédias à "réadapter" le concours à la femme moderne française". "Miss France creuse des stéréotypes de genre qui n'ont plus lieu d'être aujourd'hui", déplore-t-elle.

Pour postuler, les candidates doivent en effet répondre à des critères très précis. Être âge de 18 à 24 ans, mesurer 1m70 "sans talons", ne pas porter de piercing ou de tatouage visible, ne pas avoir eu recours à la chirurgie plastique, ne pas avoir été mariée ou pacsée, ne pas avoir eu d'enfant... Elisabeth Moreno fustige ainsi les hypocrisies du concours:

"Ce que je trouve totalement anormal, c'est qu'une jeune femme qui pose seins nus pour faire de la prévention sur le cancer du sein, soit exclue. Ce que je trouve anormal, c'est qu'une femme veuve, une femme mariée ou une femme mère ne puisse pas participer au concours. Faisons confiance à l'intelligence des femmes!"

La productrice Alexia Laroche-Joubert, nouvelle présidente du concours, a pour sa part exprimé son souhait de faire évoluer le concept. "Je n'ai plus envie d'être dans le Victoria Secret, dans le tout cheveux et physique", a-t-elle assuré à BFMTV. "C'est pour cela d'ailleurs qu'on va permettre aux filles de s'exprimer, pour mieux les connaître." Rendez-vous en décembre pour découvrir les éventuels changements.

Article original publié sur BFMTV.com

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