"Marche pour nos retraites": qui appelle à manifester ce samedi 21 janvier à Paris?

Des manifestants brandissent une banderole
Des manifestants brandissent une banderole

La contestation se poursuit. Deux jours après une première journée d'action massive à l'initiative des huit principaux syndicats français, ce sont 11 associations de jeunesse qui appellent à la mobilisation contre la réforme des retraites ce samedi 21 janvier à Paris.

Le défilé, déclaré en préfecture, doit partir à 14h sur la place de Bastille pour rejoindre la place de Nation, via la rue du Faubourg-Saint-Antoine. Des services d'ordre sont prévus pour encadrer les manifestants.

Le mot d'ordre des associations (L’Alternative étudiante, VoixLycéenne, FIDL, Jeune Garde, Jeunes Insoumis, Jeunes écologistes, Jeunes Génération·s, Place Publique Jeunes, RED Jeunes, POI, NPA Jeunes) dépasse la lutte contre la réforme présentée le 10 janvier par le gouvernement d'Élisabeth Borne et demande par exemple la fin de Parcoursup, la réforme d'orientation après le baccalauréat mise en place en 2018 - et des solutions contre la précarité étudiante.

"Tout ça va dans le même sens"

Une initiative soutenue par La France insoumise, le NPA et Génération·s qui appellent à soutenir "massivement" les associations de jeunesse. Au contraire la direction du Parti socialiste, Europe Écologie-Les Verts et le Parti communiste (PCF), opposés à la réforme, n'ont pas appelé à s'y rendre, même si des élus seront présents. Jean-Luc Mélenchon et plusieurs députés et élus LFI seront présents dans le cortège.

"Les étudiants, les retraités, les personnes qui d'une manière ou d'une autre ne sont pas au travail [...] auront la possibilité de se mobiliser", a déclaré jeudi Jean-Luc Mélenchon.

Pour lui, la jeunesse - dont l'apport pourrait être décisif pour faire reculer le gouvernement - sait "très bien que le changement de mode de vie qu'implique la retraite, va changer la vie tout de suite, maintenant". Pour justifier l'organisation d'une autre action, deux jours après celle des syndicats, Jean-Luc Mélenchon a indiqué que "tout ça converge, tout ça va dans le même sens".

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LFI propose même de mettre en place partout en France des collectifs locaux pour "amplifier la mobilisation" et avec "l’objectif d’engager une campagne d’initiative locale et de meetings communs à nos organisations.

L'exemple du CPE en 2006

"On sent bien qu'il va se passer quelque chose. La jeunesse dans la rue est d'une certaine façon la plus grande peur d'Emmanuel Macron", avait avancé en début de semaine, le député insoumis, Louis Boyard, ex-leader de la contestation lycéenne, auprès de BFMTV.com. "C'est la jeunesse qui fera la différence", a-t-il ajouté vendredi soir à l'antenne.

Les syndicats de jeunesse ont un exemple en tête: celui du Contrat Première embauche (CPE). En janvier 2006, dès l'annonce de ce contrat de travail spécifique aux moins de 26 ans, des millions de personnes dont la plupart avaient entre 18 et 25 ans se mobilisent pour faire retirer ce projet de loi.

"Je ne crois pas à ce genre de scénario. Le CPE n'était pas une promesse de campagne. Nous, on a bien annoncé la couleur. On nous ressort toujours cette histoire mais ça n'a rien à voir", juge de son côté un conseiller ministériel.

Une nouvelle grève est prévue à l'initiative des organisations syndicales le mardi 31 janvier. En attendant, l'intersyndicale appelle à "multiplier les actions", "notamment autour du lundi 23 janvier", jour de la présentation de la loi en Conseil des ministres.

Pour rappel, la marche contre la vie chère organisée par LFI le 16 octobre dernier avait débouché sur un succès relatif, rassemblant 140.000 participants selon les organisateurs, 30.000 d'après la police.

Article original publié sur BFMTV.com