Manifestation pro-Palestine interdite: 4200 policiers et gendarmes mobilisés à Paris

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Le préfet de police  Didier Lallement lors d'un déplacement dans un poste de police à La Courneuve le 5 juillet  2020 - Thomas COEX © 2019 AFP
Le préfet de police Didier Lallement lors d'un déplacement dans un poste de police à La Courneuve le 5 juillet 2020 - Thomas COEX © 2019 AFP

Un important dispositif des forces de l'ordre va être mobilisé, ce samedi après-midi à Paris, pour encadrer ceux qui tenteraient de rallier la manifestation en soutien aux Palestiniens, pourtant interdite par les autorités. Dans le détail, 4200 policiers et gendarmes seront mobilisés dans les rues de la capitale, selon les chiffres de la préfecture de police de Paris.

"Parce que nous refusons de taire notre solidarité avec les Palestiniens, et que l'on ne nous empêchera pas de manifester, nous serons présents (au métro) Barbès" samedi "à 15h", a affirmé l'Association des Palestiniens en Ile-de-France, ainsi qu'une petite trentaine d'autres organisations, telles Attac, l'Action Antifasciste Paris-Banlieue, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

Après une conférence de presse prévue à 13H00, les organisateurs comptent manifester "pacifiquement" jusqu'à Bastille, a précisé l'un des organisateurs Walid Atallah.

Fermeture des commerces

"En raison des risques sérieux de troubles à l'ordre public liés au rassemblement de personnes qui braveraient" l'interdit, la préfecture de police a pris un arrêté de fermeture des commerces dans le secteur de Barbès-Rochechouart, à partir de midi.

Ce, pour "éviter au maximum les dégradations", et que "des éléments de mobilier" puissent être utilisés contre les forces de l'ordre, est-il précisé dans un communiqué.

L'interdiction de manifester dans la capitale a été prise jeudi soir par le préfet de police de Paris, Didier Lallement, à la demande du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin pour des "risques de troubles". Il a été mis en avant le précédent de 2014, lorsqu'une manifestation pro palestinienne à Paris avait dégénéré en violences urbaines

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Sur Twitter, la préfecture de police de Paris a prévenu que "participer à une manifestation interdite fait l'objet d'une verbalisation à hauteur de 135EUR".

Article original publié sur BFMTV.com

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