Publicité

La manifestation du 25 novembre s’invite à l’Assemblée : « On ne trie pas les violences »

POLITIQUE - Pourquoi la marche du 25 novembre a-t-elle été évoquée ce mardi 28 novembre dans l’hémicycle ? Lors de la session hebdomadaire des Questions au gouvernement la députée Renaissance, Caroline Yadan, a pointé du doigt des « associations féministes », les accusant de ne pas avoir condamné fermement les violences sexistes et sexuelles commises par le Hamas contre des femmes lors des attaques meurtrières du 7 octobre.

L’élue a ainsi notamment tancé la manifestation du 25 novembre, comme vous pouvez le pouvoir dans notre vidéo en tête d’article. « Ce féminisme à géométrie variable pour lequel les origines importent davantage que les faits criminels, a choisi d’exclure samedi dernier l’accès à la marche contre les violences faites aux femmes, aux manifestantes venues rappeler la mémoire des femmes victimes du pogrom du 7 octobre, parfois encore retenues comme otages dans les tunnels du Hamas » a t-elle lancé.

Ce à quoi Bérangère Couillard, la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes lui a répondu : « On ne trie pas des conflits des individus ou des nationalités », avant d’ajouter « Je m’oppose fermement à toute forme de récupération ».

Lutter pour « toutes les femmes »

Depuis l’attaque, le collectif Nous Toutes, et plus largement les associations et figures féministes sont pointées du doigt pour leur « silence » sur les informations et témoignages faisant état de viols commis par des hommes du Hamas sur des femmes israéliennes.

Ces reproches, qui se sont multipliés ces dernières semaines sur les réseaux sociaux notamment, ont gagné en vigueur samedi lors de la grande marche parisienne contre les violences faites aux femmes, où des pancartes « Metoo unless you are a Jew » (Metoo à moins que vous ne soyez juive, ndlr) ou « Féministes, votre silence vous rend complices » ont, entre autres, été brandies.

Lors de cette marche, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes, un cortège de femmes « venues rappeler les exactions sexistes et les viols de masse commis par le Hamas le 7 octobre » a « été menacé et empêché de défiler par des militants violents issus notamment du NPA et LFI », a dénoncé samedi le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) sur le site X (ex-Twitter).

NousToutes dénonce une « instrumentalisation »

Plusieurs associations féministes se sont ainsi défendues ce mardi, assurant lutter pour « toutes les femmes », dénonçant une « instrumentalisation » de leur combat. « Nous combattons collectivement toutes les violences, les exactions, les féminicides commis contre toutes les femmes et minorités de genre quels qu’en soient les auteurs et ce, partout dans le monde », affirme le collectif Nous toutes dans un communiqué commun signé avec d’autres associations féministes à l’origine de la marche du 25 novembre contre les violences faites aux femmes.

« Nous condamnons sans ambiguïté les crimes sexuels et sexistes, viols et féminicides commis par le Hamas, qui ont particulièrement visé les femmes, les personnes LGBTQIA + et les enfants. Nous apportons tout notre soutien aux victimes et à leurs proches », ajoute le collectif.

Dans un communiqué distinct, la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert a, de son côté, assuré avoir dès le 13 octobre « pris la parole pour dénoncer sans ambiguïté cette attaque terroriste et antisémite, ainsi que les crimes de viols commis contre les femmes en temps de conflit ». « Nous ne nous sommes jamais tues et nous serons toujours solidaires de toutes les victimes de violences sexistes ou sexuelles d’où qu’elles viennent », écrit-elle.

Elle appelle, par ailleurs, à ce « que la lumière soit faite sur ce qui s’est passé exactement » lors de la manifestation de samedi.

À voir également sur Le HuffPost :

Vacances scolaires : les trois zones (A, B et C) ont encore de beaux jours devant elles

Courtisé par Darmanin sur le projet de loi immigration, le groupe LIOT fixe ses conditions