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Manifestations du 1er-mai : un policier en flammes à Paris, les images impressionnantes

Le CRS est blessé, selon la préfecture de police de Paris. Des incidents ont aussi perturbé les cortèges à Lyon et à Nantes.

1ER MAI - Les images sont glaçantes. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un policier allongé sur le dos, le ventre couvert de flammes, lors de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites ce lundi 1er mai. Dans la capitale, mais aussi à Nantes et à Lyon, des violences ont émaillé les rassemblements.

Comme vous pouvez le voir dans les images ci-dessous, des objets volent dans tous les sens lorsqu’un CRS tombe, atteint par un projectile. Il s’agirait d’« un engin incendiaire », selon le journaliste indépendant Jules Ravinel, d’un « cocktail molotov » pense son collègue Timothée Forget.

Le policier à terre est secouru par plusieurs de ses collègues alors qu’autour d’eux, d’autres membres des forces de l’ordre tentent de repousser des manifestants avec les matraques. Le feu s’éteint après quelques secondes. Le policier a été brûlé au 2e degré, selon une source policière au Parisien.

« Un policier souffre de brûlures supposées graves (en cours d’évaluation) suite au jet d’un cocktail molotov. Des soins sont en cours », confirme au journal la préfecture de police (PP). Gérald Darmanin a aussi tweeté : « 1 policier a été grièvement blessé, brûlé à la suite d’un jet de cocktail Molotov. Cette violence doit être condamnée sans réserve. »

30 personnes interpellées à Paris

Feux, jets de projectiles, vitrines cassées, gros pétards... Dans la capitale, les tensions ont éclaté dès le départ de la manifestation vers 14 h 15 de la place de la République. À 15 heures, 30 personnes avaient été interpellées, selon la préfecture de police.

« Le préfet de police, compte tenu des nombreuses dégradations commises, a décidé de l’intervention des forces dans le précortège pour mettre un terme aux incidents et séparer le précortège du cortège syndical », a encore indiqué la PP. Selon la même source, 2 740 contrôles avaient été effectués à 14 h 10, avant le départ de la manifestation.

À Lyon aussi, des actions violentes menées par des groupes de black blocs ont perturbé la grande manifestation organisée par l’intersyndicale. Les heurts ont commencé en début de cortège environ une heure et demie après le départ de l’impressionnant défilé : des jets de projectiles ont visé à plusieurs reprises les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des tirs multiples de grenades lacrymogènes.

Au moins deux voitures ont été incendiées, des actes de vandalisme menés par des perturbateurs cagoulés et habillés de noirs ont visé des abribus, des commerces, des banques, des assurances et des agences immobilières, avec incendies de poubelles et de détritus. Une supérette a été pillée, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Une main arrachée à Nantes

La préfecture du Rhône a fait état de quatre interpellations et dénoncé sur Twitter les « comportements criminels » des « groupes violents », mais s’est félicitée de l’utilisation de ses deux drones de surveillance, décidée la veille par arrêté préfectoral.

De nombreux black blocs se trouvaient aussi dans le cortège de Nantes, selon l’AFP. Les premiers incidents ont débuté environ une demi-heure après le départ du cortège, avec des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, suivis de tirs de gaz lacrymogènes.

D’autres heurts ont également éclaté vers 13 h 30 au niveau de la préfecture. Les vitres d’un magasin Uniqlo en centre-ville ont été brisées par des pavés au premier étage, le rez-de-chaussée du magasin étant protégé par des panneaux de bois à la suite de dégradations lors d’une précédente manifestation, selon une journaliste de l’AFP.

Un manifestant a eu la main arrachée et a été et pris en charge par le Samu, a-t-on appris auprès de la préfecture. Aucune précision sur les circonstances de l’accident ou la gravité de la blessure n’étaient disponibles en début d’après-midi. La police a interpellé au moins 14 manifestants, selon la préfecture.

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