Manger seulement deux saucisses par semaine augmente le risque de décès prématuré

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Fried sausages in frying pan over wooden background. Top view, flat lay

Les chercheurs rapportent que la consommation de 150 grammes ou plus de viande transformée par semaine était associée à un risque de maladie cardiovasculaire 46% plus élevé.

Même en petite quantité, la viande transformée n’est pas sans risque pour la santé. Une récente étude, menée par des scientifiques de Hamilton et rapportée par le Daily Mail, a établi un lien entre la consommation de viande transformée et un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires. La même étude n'a pas trouvé le même lien avec la viande rouge non transformée ou la volaille.

Les chercheurs ont utilisé les données concernant l’état de santé de 134 297 personnes vivant dans 21 pays. Toutes ont été suivies par des chercheurs pour obtenir des données sur la consommation de viande et les maladies cardiovasculaires. Ils ont découvert que la consommation de 150 grammes ou plus de viande transformée par semaine était associée à un risque de maladie cardiovasculaire 46% plus élevé et à un risque de décès 51% plus élevé que ceux qui n'en mangeaient pas.

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Limiter son apport

Par ailleurs, les chercheurs ont également constaté que des niveaux modérés de consommation de viandes non transformées avaient un effet neutre sur la santé. "Les preuves d'une association entre la consommation de viande et les maladies cardiovasculaires sont incohérentes. Nous voulions donc mieux comprendre les associations entre les apports de viande rouge non transformée, de volaille et de viande transformée avec les événements majeurs de maladies cardiovasculaires et la mortalité", a expliqué Romaina Iqbal, première auteure de l'étude et professeur agrégé à l'Université Aga Khan de Karachi, au Pakistan.

Cette étude, lancée en 2013, est la première à fournir des informations sur l'association entre les apports de viande non transformée et transformée et les résultats pour la santé des pays à revenu faible, intermédiaire et élevé. "L'étude PURE examine des populations nettement plus diversifiées et des régimes alimentaires plus larges, ce qui nous permet de fournir de nouvelles preuves qui distinguent les effets des viandes transformées et non transformées", a déclaré l'auteur principal Salim Yusuf, directeur exécutif du PHRI. Au regard de leurs résultats, les auteurs de l’étude indiquent que "la limitation de la consommation de viande transformée devrait être encouragée".

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