Manger sans grossir, et si la réponse se trouvait dans les gènes ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Feet on scale. Weight loss and diet concept. Woman weighing herself. Fitness lady dieting. Weightloss and dietetics. Dark late night mood.
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Les chercheurs ont utilisé une base de données de plus de 47 000 personnes pour identifier un gène lié à la minceur qui pourrait jouer un rôle dans la résistance à la prise de poids.

Certaines personnes peuvent manger beaucoup, ne pas faire de sport et ne pas prendre un gramme. Rageant pour ceux qui doivent surveiller scrupuleusement le contenu de leur assiette pour ne pas grossir. La science a enquêté et la réponse se trouve peut-être dans les gènes.

D’après une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Cell, des chercheurs ont découvert un gène qui pourrait aider les personnes minces à le rester durablement. “Tout le monde étudie l'obésité et la génétique de l'obésité. Nous avons pensé : Allons-y simplement et commençons un nouveau domaine de recherche : Étudions la minceur”, annonce l'auteur principal Josef Penninger, professeur au département de génétique médicale et directeur du Life Sciences Institute de l'Université de la Colombie-Britannique.

Ainsi, comme le rapporte CNN, une équipe internationale aurait identifié une variante génétique spécifique aux personnes minces, le gène ALK. Ce dernier serait capable de fabriquer une protéine baptisée lymphome kinase anaplasique impliquée dans la croissance cellulaire.

Stratégie thérapeutique contre l’obésité

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe a analysé les échantillons d’ADN et les données cliniques de plus de 47 000 personnes âgées de 20 à 44 ans. “Nous avons examiné les cartes génétiques des personnes ayant un indice de masse corporelle inférieur à 18 et les avons comparées à celles des personnes de poids normal et avons découvert la variante génétique qui correspondait au fait d'être super maigre”, a expliqué Josef Penninger.

Au regard de ces premiers résultats, Stephen O'Rahilly, professeur et chef du département de biochimie clinique et directeur de l'unité des maladies métaboliques à l'Université de Cambridge a précisé auprès de CNN que ces résultats augmentaient “certainement l'intérêt pour l'inhibition de l'ALK7 en tant que stratégie thérapeutique pour le traitement de l'obésité”. Pour cette étude, les chercheurs ont mené des expériences sur les mouches et les souris. “Nous avons donné aux souris l’équivalent d’un régime McDonald's. Les souris normales sont devenues obèses et celles sans ALK sont restées maigres”, a détaillé le chercheur. Ils ont constaté que la suppression de ce gène chez ces deux animaux pouvait permettre d’en développer des versions plus minces. Une piste qui peut donc être envisagée dans le traitement contre l’obésité.

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