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Manger moins de sucre raffiné au petit-déjeuner nous rendrait plus attirant, selon une étude

Au petit-déjeuner, vous êtes plutôt croissant ou fromage blanc? Des chercheurs de l'Université de Montpellier ont découvert que les personnes qui mangeaient un petit-déjeuner riche en glucides raffinés étaient physiquement moins attrayantes que les personnes qui commençaient la journée avec un petit-déjeuner plus sain.

Dans un article publié le 6 mars par la revue scientifique Plos One, les scientifiques ont établi un lien entre l'attractivité du visage (circulation sanguine, apparence de la peau...) et la consommation chronique de glucides raffinés.

Les glucides dits "raffinés" ou "complexes" désignent les sucres transformés dont les fibres naturelles ont été éliminées (boissons sucrées, pâtisseries, pain blanc...), tandis que les glucides "non raffinés" ou "simples" qualifient les sucres non transformés et naturellement présents dans les aliments.

104 participants à l'étude

Afin d'établir un lien entre l'attractivité faciale d'une personne et la consommation quotidienne de glucides raffinés, les chercheurs ont assigné au hasard un petit-déjeuner à 52 femmes et 52 hommes âgés de 20 à 30 ans. Chaque petit-déjeuner servi comptait au total 500 calories, mais seulement quelques-uns étaient exclusivement riches en glucides raffinés.

Dans le petit-déjeuner aux glucides raffinés, on pouvait retrouver par exemple du pain blanc à base de farine moulue industriellement, de la confiture, du jus de pomme ou du jus d’orange, du thé ou du café et du sucre. Le repas à base de glucides non raffinés, quant à lui, était composé de pain complet avec du beurre et du fromage, d'une orange ou d'une pomme et d'un thé ou d'un café sans sucre.

Deux heures après avoir consommé leur petit-déjeuner, les sujets ont été photographiés individuellement à hauteur des épaules, en respectant des paramètres très précis: interdiction de sourire ou de porter des accessoires (lunettes, boucles d’oreilles, piercings, maquillage) et obligation d'attacher leurs cheveux.

Les photos ont ensuite été transmises à des groupes d’évaluateurs chargés d'estimer l’âge, l’attrait et la masculinité ou la féminité relative à chaque sujet.

Impact de l'alimentation sur l'attractivité faciale

Selon les scientifiques, les sujets ayant consommé un petit-déjeuner plus riche en glucides raffinés étaient considérés comme moins attrayants que ceux ayant pris un repas à faible indice glycémique.

"C’est surprenant à considérer, mais nos choix alimentaires peuvent avoir des effets rapides sur notre apparence", a déclaré le Dr Claire Berticat, biologiste et premier auteure de l’étude, à The Guardian.

Dans le domaine de la biologie de l’évolution, "l’attractivité fait référence à la tendance d’un individu à être attiré par des traits ou des caractéristiques spécifiques chez des partenaires d’accouplement ou d’échange social potentiels", indique l'étude.

Mais, comment expliquer le lien entre l'alimentation et l'attirance? Selon les scientifiques, il n'est pas étonnant que les effets de notre alimentation "se matérialisent dans des traits sexuels secondaires tels que les caractéristiques faciales".

En effet, la consommation de glucides raffinés produit des pics de glycémie que le corps va tenter de contrecarrer en libérant de l’insuline. Or, en essayant de baisser le taux de sucre dans le sang, le sujet se retrouve en hypoglycémie (diminution anormale du taux de glucose), connue pour affecter la circulation sanguine et l’apparence de la peau.

"Ces changements physiologiques pourraient modifier subtilement les traits du visage, ce qui aurait un impact sur la façon dont les autres perçoivent l’attractivité", a commenté Claire Berticat auprès du Guardian.

Dans l'étude réalisée par les chercheurs de l'Université de Montpellier, les effets de l'hypoglycémie étaient donc détectables sur les photos et responsables de la baisse d'attractivité des sujets.

Bien que les résultats peuvent varier selon le sexe et le type de repas, cette étude rappelle, selon les chercheurs, l’impact considérable de nos choix alimentaires sur notre santé et nos interactions sociales.

Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la consommation régulière d'aliments ultra-transformés serait à l'origine de nombreux problèmes de santé tels que l’obésité, la résistance à l’insuline, le diabète de type II, les maladies cardiovasculaires, la maladie d’Alzheimer ou encore l’hypertension et la myopie.

Article original publié sur BFMTV.com