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Maltraitances des personnes âgées et handicapées: Aurore Bergé promet un circuit d'alerte plus efficace

70 propositions ont été émises par les deux groupes de travail des États généraux lancés en mars par l'exécutif pour nourrir sa "stratégie de lutte contre les maltraitances" des adultes vulnérables.

Le gouvernement va améliorer le circuit de signalement des cas de maltraitances à l'encontre de personnes âgées et handicapées dans le cadre de sa "stratégie" nationale qui sera dévoilée en novembre, a déclaré ce lundi la ministre des Solidarités Aurore Bergé.

"Je tiens à le rappeler : signaler une situation de maltraitance, ce n'est pas et ce ne sera jamais de la délation", a déclaré Aurore Bergé lors de la remise du rapport des Etats généraux consacrés à cette question. "C'est non seulement une obligation légale mais aussi un devoir moral".

70 propositions

Au total, 70 propositions ont été émises par les deux groupes de travail des États généraux lancés en mars par l'exécutif pour nourrir sa "stratégie de lutte contre les maltraitances" des adultes vulnérables.

"Il ne s'agit pas seulement d'encourager à l'alerte, il s'agit de répondre ensemble, plus efficacement", a ajouté Aurore Bergé, évoquant entre autres la mise en place d'une "porte d'entrée unique" créée dans chaque département et placée sous l'autorité de l'Agence régionale de santé (ARS).

Dans leur rapport, les groupes de travail préconisent également la définition d'un "ratio minimal d'encadrement" en fonction des établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) et des besoins des personnes permettant "d'accroître le temps de présence et d'accompagnement".

Ils recommandent aussi de subordonner l'exercice du métier d'auxiliaire de vie à domicile à l'obtention d'une carte professionnelle et de subordonner cette dernière à la présentation de l'extrait du casier judiciaire et au suivi de modules de formations, "dont une sensibilisation à ce qu'est la maltraitance et les conduites à tenir".

Selon une enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) publiée en novembre 2022, 70% des Français se disent inquiets des risques de maltraitance envers les personnes vulnérables, pour eux-mêmes ou leurs proches.

Toujours selon ce sondage, 65% des personnes interrogées trouvent que l'on ne parle pas suffisamment des violences envers les personnes âgées et les personnes handicapées.

Article original publié sur BFMTV.com

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