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Malgré l'interdiction, Élisabeth Borne vapote à l'Assemblée et au Sénat et cela agace les oppositions

Fin mars 2023, l'Assemblée nationale a voté l’interdiction de la promotion du vapotage, dans le cadre de l'examen de la proposition de loi sur les influenceurs. Mais cette interdiction s'appliquera-t-elle à Élisabeth Borne? Depuis sa nomination à Matignon, la Première ministre est régulièrement critiquée pour son vapotage dans l'hémicycle du Palais Bourbon, au Sénat ou lors de réunions publiques.

Ce lundi, c'est le député insoumis Antoine Léaument qui l'a interpellée sur Twitter, déplorant un manque de respect envers le Parlement.

"Elle fume discrètement en pleine séance? Et dire que c'est aux insoumis qu'on fait des leçons de maintien", tacle-t-il.

Pas une première

Car fumer ou vapoter dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale ou du Sénat est interdit, avaient expliqué les deux institutions à Checknews en juillet 2022. Le Sénat l'a une nouvelle fois confirmé à 20 Minutes en début de semaine. Comme le rappelle le site service-public.fr, il est interdit de vapoter (ou de fumer) dans des lieux collectifs de travail. "Le fait de vapoter dans un lieu à usage collectif est puni de l'amende pouvant aller jusqu'à 150 euros", peut-on lire.

Au-delà de la question du respect de la loi, l'attitude de la Première ministre trahit un manque de sérénité pour les oppositions.

"C'est clairement une attitude dédaigneuse. On sent que ça cache une certaine fébrilité", estime Cyrielle Chatelain, députée EELV de l'Isère.

Des critiques balayées par les députés de la majorité, qui qualifient la polémique de "vaine et inutile".

"Élisabeth Borne est sérieuse et engagée, elle est présente dans les moments où il faut l'être", juge Marie Lebec, députée Renaissance des Yvelines.

Même avant son arrivée à Matignon, le vapotage d'Elisabeth Borne avait été repéré au Sénat en février 2022. Et à l'Assemblée nationale, le député LR Maxime Minot l'avait critiquée en janvier 2021.

"Sympa la ministre du Travail qui vapote tranquillement pendant que je lui pose une question dans l’hémicycle...", avait écrit l'élu sur Twitter. "Le nouveau monde est vraiment 'particulier'"

Article original publié sur BFMTV.com