Malgré les critiques, Jean-Luc Mélenchon réaffirme qu’il n’existe «qu’une seule Chine»

JM HAEDRICH/SIPA

Le président du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée Nationale s’est attiré de nombreuses critiques, notamment au sein de la NUPES, après avoir qualifié la visite de Nancy Pelosi à Taïwan de «provocation» et la réaffirmation de l’existence «d’une seule Chine».

Après la visite de Nancy Pelosi à Taïwan le 2 août dernier, Jean-Luc Mélenchon avait fustigé cette visite dans son blog le lendemain. Dénonçant une «provocation» de la part de la présidente de la Chambre des représentants , le chef de file de LFI avait également écrit que «les Chinois régleront le problème entre eux» . Juste après la publication de ce texte, de nombreuses critiques ont été émises à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon, notamment au sein de la NUPES. Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV) avait dénoncé sur BFMTV la vision cynique et datée du leader de LFI. De son côté, Olivier Faure, le président du Parti Socialiste (PS) jugeait sur Twtiter que la visite de Nancy Pelosi était «discutable, mais la volonté des Taïwanais de vivre en démocratie ne l’est pas».

Pas de quoi faire changer Jean-Luc Mélenchon d’avis. Samedi, sur son blog , il a à nouveau affirmé qu’il «n’y avait qu’une seule Chine», et dénoncé «les très étranges réactions» liées à ses propos. «En réalité, pour ma part, je n’ai fait que répéter la doctrine constante de notre pays […] depuis 1965 à propos de la Chine […]. Il n’y a qu’une seule Chine».

Fabien Roussel, quant à lui, soutient les propos de Jean-Luc Mélenchon. Le député communiste rappelle dans «Libération », qu’il avait lui aussi utilisé le mot «provocation le même jour que lui, sans s’être concertés» pour désigner la visite de Nancy Pelosi à Taïwan.

Catherine Colonna, la ministre des affaires étrangères a rappelé sur Twitter que la France s’en tenait à sa politique d’une seule Chine. Tout en nuançant que cette visite américaine sur le sol taïwanais ne doit pas servir de «prétexte à la Chine pour des mesures escalatoires qui accroitraient la tension. La(...)


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