Et si la malbouffe favorisait l'apparition des maladies inflammatoires de l'intestin ?

Et si la malbouffe favorisait l'apparition des maladies inflammatoires de l'intestin ?

Une alimentation riche en frites, fromage, biscuits, etc pourrait favoriser l’apparition d’une maladie inflammatoire de l’intestin, selon une récente étude.

Surpoids, diabète, maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle... la malbouffe impacte considérablement la santé. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Institute for Biomedical Sciences de l'Université de l'État de Géorgie aux États-Unis s’est intéressée à un nouvel effet néfaste d’une mauvaise alimentation. En effet, le fait de manger de manière peu équilibrée pourrait favoriser l’apparition de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin comme la maladie de Crohn. Précisément, les MICI se caractérisent par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif qui serait liée à une hyperactivité du système immunitaire digestif. Le plus souvent, les patients sont atteints de 20 à 30 ans quand la maladie est diagnostiquée. Comme le détaille l’Inserm, “lors des poussées inflammatoires, les MICI se caractérisent le plus souvent par : des douleurs abdominales, des diarrhées fréquentes, parfois sanglantes ou encore une atteinte de la région anale (fissure, abcès)”. Les conclusions ont été publiées dans la revue scientifique PLOS One.

Frites, fromage et gâteaux pointés du doigt

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les données de 103 789 participants âgés de 18 à 85 ans. Grâce à ce sondage, réalisé en 2015, il avait été possible d’évaluer la consommation de 26 aliments dans le mois précédent : salade, riz, légumes, sodas, frites, etc. “L'étude actuelle suggère que la consommation d'aliments généralement perçus comme malsains contribue à la prévalence des MICI aux États-Unis, ce qui n'est pas surprenant en soi. Il serait important d'envisager l'intégration de la biologie humaine et des facteurs environnementaux et sociétaux en constante évolution pour une compréhension plus complète du risque et de la pathogenèse des MICI”, alertent les chercheurs. 

Ainsi, les frites, le fromage et les biscuits étaient davantage consommés par ceux qui souffraient d’une MICI. De plus, une consommation fréquente de sodas et de boissons énergétiques étaient aussi corrélée à l’apparition d’une maladie inflammatoire de l’intestin. “Comprendre le rôle de l'apport alimentaire dans le risque / la prévalence des MICI gagnerait à identifier d'autres facteurs environnementaux (par exemple le désert alimentaire), la transformation des aliments (par exemple la friture)”, précise l’étude. À l’inverse, les scientifiques ont constaté que la consommation d’aliments plus “sains” comme les légumes pouvaient permettre de moins souffrir d’une inflammation de l’intestin.