Main courante contre Adrien Quatennens : son épouse a dénoncé plusieurs épisodes de violences

Le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens, à Paris le 21 juin 2022 - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP
Le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens, à Paris le 21 juin 2022 - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

Le respect de la vie privée d’un côté, la nécessaire lutte contre les violences conjugales de l’autre, et un véritable casse-tête pour La France insoumise (LFI). Le couple Quatennens a réclamé, dans un communiqué commun diffusé ce mardi, le "respect" de sa "vie privée" après la révélation dans le Canard enchaîné du dépôt d’une main courante par l’épouse du numéro 2 du parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon.

"Suite à une dispute après avoir annoncé sa volonté de séparation, Céline Quatennens a déposé une main courante, confirme le texte. (…) Nous entendons protéger notre vie privée et celle de notre famille et demandons le respect pour retrouver le chemin de l’apaisement", peut-on lire dans le communiqué.

Selon les informations de BFMTV, l’affaire a éclaté au retour de vacances du couple Quatennens, le 29 août. Alors qu’elle lui annonçait son intention de vouloir divorcer, Céline Quatennens a été la cible d’un accès de violences de la part de son époux, député de la 1ère circonscription du Nord et candidat putatif à la succession de Jean-Luc Mélenchon.

D'autres incidents

Mais, le 7 septembre, lors du dépôt de sa main courante au commissariat central de Lille (Nord), qui dispose justement d’un groupe dédié à la lutte contre les violences conjugales, elle a également évoqué d’autres faits précis impliquant l’élu du Nord, notamment un épisode survenu le 2 septembre, soit cinq jours plus tôt. Ainsi que d’autres événements antérieurs.

Le parquet de Lille a été rapidement saisi du dépôt de cette main courante, a appris BFMTV de sources concordantes. Mais, contactée ce mardi après-midi, Carole Étienne, la procureure de la République de Lille, s’est refusé à tout commentaire. Elle n'a pas souhaité non plus confirmer que ses services avaient ouvert une enquête sur ces faits.

Une enquête automatique

Lundi soir, BFMTV avait pu s’entretenir au téléphone avec Céline Quatennens. La jeune femme nous avait alors indiqué qu’elle ne souhaitait ni suites judiciaires au dépôt de sa main courante, ni que les médias s’en fassent l’écho. Un message qu’elle a répété dans son communiqué, ce mardi.

Mais, en matière de violences intrafamiliales, il est d’usage que les parquets ouvrent systématiquement des enquêtes, ne serait-ce que pour vérifier que la plaignante n’est pas sous l’emprise de son compagnon, lorsqu’elle souhaite retirer sa plainte.

"Comme des millions de Français, nous vivons actuellement une situation de divorce difficile que nous entendons réaliser à l’amiable", écrivent les époux dans leur communiqué, tout en appelant, donc, au respect de "leur vie privée". Mais l’affaire tombe mal pour La France Insoumise, quelques semaines après la mise en cause d’Éric Coquerel, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Article original publié sur BFMTV.com