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Maillot de Toulouse floqué Mohamed Merah : deux jeunes condamnés

Dans l’affaire du maillot du Toulouse FC floqué au nom de Mohamed Merah, deux hommes ont été condamnées par le tribunal judiciaire de Colmar.
Dans l’affaire du maillot du Toulouse FC floqué au nom de Mohamed Merah, deux hommes ont été condamnées par le tribunal judiciaire de Colmar.

JUSTICE - Maillot de la honte. Deux hommes ont été condamnés ce vendredi 10 mars en correctionnelle à Colmar pour apologie du terrorisme après que l’un d’eux a arboré en janvier dernier un maillot de football représentant l’islamiste Mohammed Merah, responsable d’une tuerie en 2012.

Jugés en comparution immédiate, ces deux jeunes de 20 et 22 ans, professionnellement insérés, « ont été condamnés respectivement à 3 et 4 mois d’emprisonnement » assortis d’un sursis probatoire de 24 mois, a indiqué dans un communiqué la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

L’un portait le maillot, l’autre avait diffusé la photo

En juin 2022, ils avaient fait confectionner un maillot au nom du « Football Club de Toulouse » au dos duquel était floqué le nom de « Mohammed Merah » et le chiffre « 7 », correspondant au nombre de victimes que le terroriste avait tué en 2012.

Délinquant qui avait basculé dans le fondamentalisme, Merah avait mené en 2012 une série d’attaques à Montauban et Toulouse durant laquelle il avait tué trois militaires ainsi que trois enfants et un professeur d’une école juive. Il avait finalement été abattu par le RAID.

Le plus jeune des deux prévenus, condamné deux fois par le tribunal pour enfants, a comparu pour avoir porté « à plusieurs reprises ce maillot à Colmar en 2022, dans des établissements de restauration » et lors d’un match de football, indique la procureure. L’autre avait diffusé sur Twitter « la photographie de son copain portant ce maillot », selon la magistrate.

Clichés de terroristes dans leurs téléphones

Des photographies du drapeau du groupe Etat islamique et de Cherif et Said Kouachi ainsi que d’Amedy Coulibaly, les assaillants des attentats de janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Cacher, ont été retrouvées dans leurs téléphones.

Un cliché d’Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, avait également été découvert, ainsi qu’une photographie du plus jeune « torse nu », avec la légende « Mohammed Merah serait fier de moi s’il était encore en vie », selon la magistrate.

« J’avais un humour bizarre, mais plus aujourd’hui », a déclaré ce dernier, soutenant que le chiffre « 7 » relevait du « hasard », selon le quotidien régional L’Alsace. Son camarade, qui avait acquis clandestinement un fusil de chasse et 36 cartouches, a également écopé d’une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Les deux jeunes, dont les avocats avaient plaidé la relaxe pour l’apologie de terrorisme, devront verser solidairement 500 euros de dommages et intérêts au bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et autant au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

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