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Magali Berdah porte plainte contre l'influenceuse Maeva Ghennam pour "menaces de mort"

La patronne d'agence d'influenceurs a confirmé ce vendredi 19 janvier au soir avoir porté plainte contre l'influenceuse Maeva Ghennam pour, entre autres, des "menaces de mort" à l'origine de "graves traumatismes psychologiques".

Magali Berdah s'engage dans un nouveau bras de fer judiciaire. Ce vendredi 19 janvier, la "papesse des influenceurs" a porté plainte contre son ancienne protégée Maeva Ghennam pour "menaces de mort, provocation à la haine raciale, cyberharcèlement, chantage et violences psychologiques", a appris BFMTV.com confirmant une information de Paris-Match.

Dans sa plainte, que BFMTV.com a pu consulter, la dirigeante de l'agence d'influenceurs Shauna Events accuse la personnalité forte des Marseillais sur W9 de "délits" commis entre le 10 décembre dernier jusqu'à récemment.

Quatre mois de conflits

En réalité, leur relation se serait brusquement rompue depuis les attaques du Hamas en Israël du 7 octobre.

L'influenceuse aux 3,3 millions d'abonnés sur Instagram, qui accuse également Magali Berdah de lui devoir de l'argent, n'a pas apprécié un voyage en Israël au début du mois de décembre de son ancienne patronne, qui soutient ouvertement Tsahal dans sa guerre dans la bande de Gaza.

Me David-Olivier Kaminski, qui défend Magali Berdah, a cité plusieurs vidéos où Maeva Ghennam l'insulte et la menace sur ses réseaux sociaux.

"Mes bébés, je suis trop énervée contre la grosse salope (sic) de Magali Berdah. Je suis trop énervée. J’ouvre mon téléphone là maintenant, je vois quoi? 'Oh je suis en Israël en train de soutenir ces meurtriers qui tuent les Palestiniens tous les jours'", s'est-elle par exemple insurgée sur Snapchat le 10 décembre dernier.

L'avocat a aussi transmis au parquet d'autres "stories" (publication éphémères, NDLR) ou captures d'écran caractéristiques, selon lui, de "menaces de mort, cyberharcèlement, extorsion, provocation à la haine raciale et violences psychologiques au préjudice de Magali Berdah".

De son côté, Maeva Ghennam a réagi à l'article de Paris-Match sur son compte Snapchat. "Elle me doit 500 000 euros, elle répond plus au téléphone. Bah oui je l'insulte, y'a quoi? (...) Voleuse, arnaqueuse (...) C'est pas la papesse, c'est la traitresse de l'influence", a-t-elle écrit.

De "graves traumatismes"

D'après Me David-Olivier Kaminski, sa cliente "souffre de graves traumatismes psychologiques dans la mesure où elle est la cible de ces individus pour des raisons purement éthiques, religieuses et raciales mais qu’elle est également vulnérable en raison des affaires judiciaires qui la préoccupent déjà".

Magali Berdah dispose effectivement d'une actualité judiciaire chargée. Outre des procès contre le youtubeur spécialisé dans l'actualité des influenceurs et stars de téléréalité Sam Zirah, elle fait l'objet de poursuites pour "banqueroute" et "blanchiment". Des accusations qui portent sur une société placée en liquidation judiciaire à l'été 2015. Elle devait être jugée lundi 18 décembre, mais son procès a été reporté au 30 septembre 2024.

Magali Berdah est également plaignante dans des affaires de cyberharcèlement. Dans ce dossier, le rappeur Booba a été mis en examen. Aussi, des peines allant jusqu'à huit mois de prison ferme ont été requises à l'encontre de huit prévenus.

Article original publié sur BFMTV.com

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