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Macron et Mélenchon se félicitent de l'accord de l'ONU pour protéger la haute mer

Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon - Montage photos AFP - Ludovic Marin et Thomas Coex
Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon - Montage photos AFP - Ludovic Marin et Thomas Coex

Plusieurs dirigeants politiques se sont félicités ce dimanche de l'accord trouvé par l'ONU pour protéger la haute mer.

"Nous n’avons rien lâché pour y arriver." Ce dimanche, après que les États membres de l'ONU se sont enfin mis d'accord sur le premier traité international de protection de la haute mer, plusieurs dirigeants politiques se sont félicités de cette décision. Cette dernière intervient 15 ans après les premières discussions sur le sujet.

Emmanuel Macron a été parmi les premiers à en parler sur les réseaux sociaux, qualifiant l'engagement d'"historique". "C’est plus de la moitié de la surface de la planète que nous allons sauvegarder", souligne-t-il.

Jean-Luc Mélenchon, l'un des rares à gauche à avoir pris la parole sur le sujet, estime qu'il s'agit d'un "grand événement". "Le peuple humain hors frontières existe", a-t-il ajouté.

Élisabeth Borne, de son côté, souligne que l'accord constitue "une étape importante dans la protection de notre environnement".

"Une avancée décisive"

Hervé Berville, le secrétaire d'État chargé de la Mer, et Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, emploient, comme Emmanuel Macron et Élisabeth Borne, le qualificatif d'historique pour parler de ce traité:

Du côté du Parlement européen, Pascal Canfin, le président de la commission Environnement, souligne que "malgré les tensions, la coopération internationale sur les biens communs avance". "C’est une condition essentielle pour protéger la planète", affirme-t-il.

Enfin, parmi les personnalités qui ne font pas partie du monde politique, la militante écologiste Claire Nouvian a félicité les ONG "qui n'ont pas lâché la pression sur les États pour obtenir ce traité".

Un tournant décisif

La haute mer commence où s'arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des États, à maximum 200 milles nautiques (370 km) des côtes et n'est donc sous la juridiction d'aucun Etat.

Même si elle représente plus de 60% des océans et près de la moitié de la planète, elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental, au profit des zones côtières et de quelques espèces emblématiques.

Les délégués ont finalisé le texte au contenu désormais gelé sur le fond, mais il sera formellement adopté à une date ultérieure après avoir été passé au crible par les services juridiques et traduit pour être disponible dans les six langues officielles de l'ONU. Le contenu exact du texte n'a pas été publié dans l'immédiat mais les militants l'ont salué comme étant un tournant décisif pour la protection de la biodiversité.

Le nouveau traité, quand il entrera en vigueur après avoir été formellement adopté, signé puis ratifié par suffisamment de pays, permettra de créer des aires marines protégées dans ces eaux internationales.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Accord à l'ONU pour les océans : un tournant décisif pour la protection de la biodiversité