Pour Macron, les défis ne manquent pas

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Pour Macron, les défis ne manquent pas
PHOTO / REUTERS / BENOIT TESSIER
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De la manière dont Emmanuel Macron répondra aux “colères” et à “toutes les difficultés des vies vécues” qu’il a reconnues au soir de sa victoire, dans son discours devant la tour Eiffel, “dépendra la réussite ou l’échec de son second mandat”, écrit The Economist.

S’il parvient à conserver sa majorité à l’Assemblée, après les législatives, le président aura les mains d’autant plus libres qu’il ne devra plus œuvrer à sa réélection, puisqu’un troisième mandat consécutif n’est pas possible. Et il devra faire face à plusieurs chantiers, que le magazine libéral appelle de ses vœux.

Tout d’abord, la réforme d’un système de retraite qui “représente un fardeau pour les finances chancelantes de la France”. Un projet délicat, car le recul de l’âge de la retraite est profondément impopulaire, si bien que le président a laissé entendre pendant sa campagne qu’il pourrait le placer à 64 ans, au lieu des 65 ans initialement prévus. Cédera-t-il, se demande The Economist, s’il doit à nouveau faire face à des “gilets jaunes” ? Dans le domaine de l’enseignement aussi, il risque une forte mobilisation des syndicats. Plus généralement, dans sa quête de flexibilité et de dérégulation, “il va devoir faire preuve de fermeté”.

France oubliée, France des extrêmes

Ensuite, Macron doit lutter contre les “inégalités qui alimentent le soutien à la gauche radicale” comme au Rassemblement national.

“La France fracturée, la France oubliée, appelez-la comme vous voudrez, existe bel et bien, et elle ne vote pas pour des centristes comme Macron, que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qualifient de ‘président des riches’*.”

Or, Macron doit penser à son héritage. Si les extrêmes continuent de progresser – et le journal britannique suggère qu’à droite ce sera sous la houlette de Marion Maréchal, “la nièce de Marine Le Pen, un peu moins polarisante, mais tout aussi nationaliste” –, l’élection de 2027 sera périlleuse. Le président voudrait miser sur la formation et l’enseignement pour contrer le pouvoir des extrêmes, toutefois “cela demande du temps et de l’argent”.

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