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Macron à Notre-Dame de Paris pour saluer « l’exploit » de la reconstruction à un an de sa réouverture

Macron (ici le 15 avril 2022) à Notre-Dame pour incarner « l’exploit » de la reconstruction à un an de sa réouverture
IAN LANGSDON / AFP Macron (ici le 15 avril 2022) à Notre-Dame pour incarner « l’exploit » de la reconstruction à un an de sa réouverture

POLITIQUE - Il est (bientôt) venu le temps de la cathédrale. Emmanuel Macron se rendait sur le chantier de Notre-Dame de Paris ce vendredi 8 décembre, un an avant la réouverture au culte de ce chef-d’œuvre de l’art gothique ravagé par les flammes le 15 avril 2019 sous l’œil médusé du monde entier.

Notre-Dame de Paris a retrouvé sa croix, mais où en sont les travaux avant sa réouverture ?

Le chef de l’État devait tout d’abord rendre hommage à Jean-Louis Georgelin, le général qui supervisait la reconstruction jusqu’à sa mort, l’été denier. Son nom doit être « gravé dans le bois de la flèche », tout juste érigée, avait indiqué l’Élysée aux journalistes avant cette visite, « pour marquer le rôle déterminant que ce grand serviteur de l’État aura eu » dans la conduite de ce projet hors-norme.

Au-delà de cet aspect « mémoriel », Emmanuel Macron devait revêtir son costume de chef de chantier, lui qui peut se targuer d’avoir imposé un calendrier que nombreux observateurs et spécialistes jugeaient irréaliste à l’époque. Une réussite à capitaliser dans un second quinquennat qui en manque parfois.

Président maître d’ouvrage

« On sait combien il s’est impliqué personnellement dans cette opération de restauration. C’est avec beaucoup d’émotion qu’il visitera la Cathédrale », faisait valoir son entourage à la presse, en insistant sur les délais tenus malgré les événements contraires comme la pandémie de Covid. « Le président avait dit 5 ans, c’est 5 ans », argue-t-on à l’Élysée où l’on se félicite que les touristes qui viendront l’été prochain pour les JO puissent admirer des travaux extérieurs bouclés.

Pour constater ce « véritable exploit technique », toujours selon les mots de l’Élysée, Emmanuel Macron - qui a fait une visite du chantier à chaque date anniversaire de l’incendie depuis 2021 - devait faire le tour des opérations. Il devrait donc « s’approcher » de la nouvelle flèche, reconstruite à partir des dessins de celle érigée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, puis se rendre dans la nef et dans le chœur de la cathédrale qui, bientôt débarrassés des échafaudages, restaurés et nettoyés, retrouvent « leur volume et leur luminosité. »

Il sera également attendu sur deux autres sujets précis pour l’avenir de Notre-Dame : le musée qui doit voir le jour après la reconstruction, sans doute « dans l’île de la Cité », selon l’Élysée, et les vitraux choisis pour orner certaines chapelles dans la nef. Le chef de l’État devrait répondre à la proposition de l’Archevêque de Paris de créer « des vitraux afin de commémorer cette période très singulière qui aura été celle de l’incendie et de la reconstruction ».

Une façon, là aussi, pour Emmanuel Macron d’incarner ce renouveau teinté de succès et de mettre en avant l’esprit de résilience des Français, un mantra que le « président des crises » porte de discours en hommages depuis plusieurs années.

Horizon 2030

D’autant que ce chantier devrait continuer à jalonner sa présidence, bien après la réouverture de la cathédrale au public et aux fidèles. Emmanuel Macron va ainsi se prononcer vendredi sur « la suite du chantier principal », lequel pourrait courir jusqu’à la fin de la décennie.

« Un certain nombre de travaux restent utiles et souhaitables », indique en ce sens l’Élysée à la presse en marge de cette visite, citant des travaux prévus avant l’incendie comme « la restauration des arcs-boutants de la nef et du chœur ». Cette phase 3 du chantier (après la mise en sécurité, et la restauration, les phases 1 et 2) dont le financement doit encore être arbitré devrait être achevé en « 2029 ou 2030. »

Gageons, en attendant, que le président de la République sera attentif aux dernières tâches avant la date symbolique du 8 décembre. Il reste encore à terminer la fameuse charpente, accorder l’orgue, installer le mobilier ou encore le nouveau coq et les statues de Geoffroy-Dechaume sur la flèche. Le temps de la cathédrale sera alors venu, le monde pourra de nouveau y entrer.

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