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Même ministre, Rachida Dati confirme qu’elle sera candidate à la mairie de Paris en 2026

Avant d’être nommée ministre de la Culture, Rachida Dati a toujours revendiqué ses ambitions pour l’Hôtel de Ville. Et son entrée au gouvernement n’y change rien.

POLITIQUE - Il n’y avait aucun doute mais c’est toujours mieux de le dire. La nouvelle ministre de la Culture Rachida Dati a confirmé ce mercredi 17 janvier sa candidature à la mairie de Paris en 2026. Si le suspense était nul, même après sa nomination rue de Valois, cette officialisation intervient au lendemain de l’annonce par Emmanuel Macron d’une réforme du mode de scrutin dans la capitale, que Rachida Dati soutient.

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« Mon objectif c’est Paris. J’ai une volonté de rassembler tous ceux qui veulent que ça change à Paris. Je suis déterminée », a-t-elle insisté au micro de RTL, estimant que son arrivée au gouvernement « ne changeait rien ». « Bien sûr, je l’ai toujours dit (qu’elle sera candidate, ndlr) », assure-t-elle.

Maire LR du VIIe arrondissement, Rachida Dati a intégré à la surprise générale le gouvernement de Gabriel Attal. Selon des informations rapportées dans la presse, cette nomination se serait faite sur fond d’accord avec Emmanuel Macron lui-même sur une alliance entre l’élue de droite et Renaissance pour les municipales 2026.

Mais lors de sa conférence de presse le 16 janvier, le président de la République a démenti. « Nous n’avons pas parlé de Paris, vous aurez du mal à me croire quand je vous dis ça, mais c’est vrai » , a-t-il ajouté. Relancée à ce propos ce mercredi matin, Rachida Dati souligne seulement que « sa nomination comme ministre de la Culture est un enjeu national. »

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Rebattre les bulletins à Paris, Lyon et Marseille

Emmanuel Macron a plaidé mardi pour que les maires de Paris, Lyon et Marseille soient élus au suffrage universel direct, appelant à une réforme de la loi en ce sens, comme le souhaitent de longue date les élus de son camp dans la capitale.

« La seule chose que je veux pour Paris, c’est qu’un électeur puisse avoir les mêmes droits et compter autant à Paris qu’à Amiens, à Besançon ou ailleurs. Et donc que le gouvernement et le Parlement puissent décider d’une réforme en profondeur de la loi Paris-Lyon-Marseille pour revenir au droit commun », a déclaré le chef de l’État mardi lors d’une conférence de presse à l’Élysée.

En vertu de la loi PLM du 31 décembre 1982, les élections municipales de ces trois villes se déroulent par arrondissements ou par secteurs, et non pas à l’échelle de la ville. Et ce sont ensuite les conseillers municipaux élus dans chaque secteur qui élisent le maire lors du premier conseil municipal à la mairie centrale.

Une annonce dont Rachida Dati s’est réjouie. « Le président de la République veut mettre fin à une anomalie antidémocratique. Il n’y a pas de raison que les Parisiens ne choisissent pas leur maire », estime celle qui a échoué en 2020 à l’emporter face à la sortante Anne Hidalgo.

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