“La Méthode Stutz” : Jonah Hill signe une belle lettre d’amour à son psy

Photo Netflix

Une star d’Hollywood remercie son psychiatre ; que l’hommage soit sous la forme d’un film n’a finalement rien d’étonnant. Pourtant, La Méthode Stutz. Un bonheur à construire, disponible depuis le 14 novembre sur Netflix, regorge de surprises. Jonah Hill, acteur américain abonné aux comédies (notamment de Judd Apatow), consacre un documentaire à son thérapeute, Phil Stutz.

“L’idée première était de faire connaître les ‘outils’ de Stutz – c’est le terme qu’il emploie pour désigner les actions concrètes que peuvent faire les gens pour se sentir mieux”, résume le Los Angeles Times. Le psychothérapeute est d’ailleurs le coauteur, avec Barry Michels, de La Méthode Tools (le mot anglais tools signifie “outils”), paru en français aux Éditions Robert Laffont. “Stutz est convaincu que les gens confrontés à des troubles psychologiques ont besoin d’un soulagement immédiat, et que ses patients doivent finir par accepter que leurs difficultés fassent partie d’eux-mêmes.”

Portraits croisés

Jusqu’ici on pourrait s’attendre à un documentaire presque classique : “Hill nous parle de ses outils préférés et explique comment il s’en sert dans sa vie”, poursuit le grand quotidien californien. Mais on bascule vite dans un projet bien plus original, explique The New York Times, dans une critique brève mais enthousiaste. “Alors que l’intention première de Hill était de reproduire une séance avec son psy, il explique très vite à son thérapeute [dans une scène de son documentaire] qu’il est confronté à un dilemme en tant que réalisateur et en tant que patient.”

“Cette scène légèrement ‘méta’ n’est que la première d’une longue série, dans un film qui alterne avec brio les instants de vulnérabilité, les fulgurances cérébrales et le talent artistique.”

Au cours du film, les rôles s’inversent plusieurs fois entre celui qui pose les questions et celui qui y répond. On découvre ainsi comment l’enfance de Stutz, la perte brutale de son petit frère ou, bien plus tard, le diagnostic de sa maladie de Parkinson ont forgé sa personnalité. Mais le site spécialisé IndieWire soupçonne que l’acteur a ressenti le besoin de créer ce film à la suite du deuil de son propre frère, mort en 2017. Car Stutz et ses “outils” lui ont permis de faire face à cette épreuve.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :