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Les métamorphoses du déni climatique

Qu’elle semble loin l’époque où, sans vergogne, celui qui allait devenir le 45e président des États-Unis – actuellement en lice pour la prochaine élection –, Donald Trump, tweetait : “Une vague de froid balaie le pays du Tennessee au Texas, moi, je suis à Los Angeles, et il fait glacial. Le réchauffement climatique, c’est vraiment de la blague, et en plus ça nous coûte cher !”

Dix ans plus tard, alors que 2023 a été l’année la plus chaude depuis qu’il existe des relevés de température et que des centaines de millions de personnes ont été confrontées à des phénomènes météorologiques d’une intensité extrême, il n’est plus possible de nier les faits : la planète se réchauffe et notre climat se dérègle.

Mais le négationnisme climatique n’a pas disparu pour autant. Il s’est métamorphosé.

La désinformation, qui se répand toujours plus vite en ligne et sur les réseaux sociaux, ne s’en prend plus aux causes du réchauffement. Elle s’attaque aux solutions, discrédite les politiques climatiques, les énergies renouvelables, les voitures électriques et tout ce qui pourrait aider à lutter contre le phénomène et à s’y adapter. Le Center for Countering Digital Hate (CCDH) parle de “nouveau déni”.

Dans le rapport que l’ONG vient de publier le 16 janvier, on apprend que 65 % des contenus négationnistes du climat disponibles sur YouTube en 2018 affirmaient que le changement climatique d’origine anthropique n’existait pas. Ils ne représentent plus que 30 % de ces contenus en 2023, d’après l’analyse de 4 458 heures (presque 186 jours !) de vidéos sur une centaine de chaînes de la plateforme.

En revanche, le nouveau déni gagne du terrain, représentant désormais 70 % des contenus négationnistes climatiques de YouTube, contre 35 % il y a six ans. “La science a gagné le débat sur le changement climatique causé par l’homme, et c’est une victoire, analyse, sur le site de Mother Jones, Imran Ahmed, fondateur et directeur général du CCDH. Les opposants ont donc changé de stratégie et s’attaquent aux moyens de lutter contre le réchauffement.”

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