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Météo : dans les Pyrénées-Orientales, les températures dignes d’un mois de juin ce dimanche

Une douceur inhabituelle s’est installée dans le département des Pyrénées-Orientales, une situation inquiétante à cette période de l’année.
Capture d’écran X Une douceur inhabituelle s’est installée dans le département des Pyrénées-Orientales, une situation inquiétante à cette période de l’année.

MÉTÉO - Un mercure pas loin des 30 degrés au mois de février. La tendance aux températures au-dessus des normales de saison se confirme une nouvelle fois ce dimanche 4 février dans le sud de la France. Comme en Occitanie, où des records mensuels de douceur (si ce n’est de chaleur) ont été enregistrés.

Plus particulièrement dans les Pyrénées-Orientales, les relevés de températures affichaient jusqu’à 27 degrés dans certaines communes de l’est du département. 25,4 °C à Le Boulou, 25,6 °C à Perpignan, ou encore 27,5 °C à Céret. Des températures dignes du mois de mai ou de juin, comme le confirment plusieurs spécialistes du climat, qui se sont émus des chiffres relevés à la mi-journée dans le Roussillon.

La Chaîne Météo partage à ce titre un comparatif des températures relevées à 13 heures ce dimanche et celles habituellement relevées au début du mois de juin. Et le constat est édifiant.

Et comme l’indique le site de prévisions météorologiques, la commune de Céret a connu ce dimanche son deuxième jour de chaleur consécutif, « un record pour début février ». L’Indépendant signale d’ailleurs que ce triste record en fait la « ville la plus chaude d’Europe ».

« C’est du délire ! »

Une situation sur laquelle alerte depuis de nombreux mois l’agrométéorologue Serge Zaka sur ses réseaux sociaux, en raison de la sécheresse qui touche tout particulièrement les Pyrénées-Orientales. « Ce 4 février (oui, février), nous atteignons encore des valeurs dignes de mai voire juin dans le Sud-Est avec plusieurs stations entre 25 et 28 °C. C’est du délire ! », a-t-il réagi dans une série de tweets où il partage des relevés similaires.

Le prévisionniste Florentin Cayrouse confirme ce contexte inquiétant en comparant les données de la ville de Perpignan en juin et en février. « On relève aussi plus de 25 °C à Perpignan, 25,6 °C à 14 h 36, soit une valeur à moins de 1 °C de son record mensuel : 26,5 °C le 5 février 1993 », alerte-t-il.

Et cette douceur inhabituelle a déjà des conséquences sur l’environnement comme le constate Serge Zaka. Il évoque « de nombreuses espèces (amandiers, abricotiers et plus largement les prunus) » dont la remontée de sève a débuté avec « une à trois semaines d’avance », sans parler des floraisons précoces qui peuvent, elles, déjà avoir « une à deux semaines d’avance », selon le spécialiste.

Pour retrouver des températures à des niveaux plus raisonnables pour un mois de février, il faudra encore patienter quelques jours dans cette région de France durement touchée par les conditions climatiques, comme l’a encore rappelé la crise du monde agricole ces dernières semaines.

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